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Saïd El Aïdi, ministre de la Santé

mars 14th, 2016 | by admin
Saïd El Aïdi, ministre de la Santé
Santé
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Saïd El Aïdi, ministre de la Santé

« Pour réorganiser notre système de santé, le ministère à élaboré une note d’orientation, configurée autour de cinq dimensions »

La Réforme du Système de Santé en Tunisie s’impose en tant que l’une des grandes Réformes que la Tunisie est appelée à mettre en œuvre, Le ministère de la Santé a déjà préparé une note d’orientation qui serait le soubassement de la Stratégie s’inscrivant dans la logique réformiste.

Toute Réforme hospitalière poursuit trois objectifs fondamentaux :

– améliorer la prise en charge des patients;

– optimiser l’offre de soins par une meilleure coordination du dispositif existant;

– et maîtriser les dépenses de santé.

Pour ce faire, la mise en œuvre s’articule dans un cadre conceptuel général, qu’il soit en Tunisie ou ailleurs, autour de deux idées forces :

– inscrire et ancrer la Réforme de l’offre de soins au plan régional en donnant à chaque Direction régionale de la santé la mission de l’organiser, de la gérer et de la faire évolue sur son territoire

– faire de chaque établissement participant à l’offre de soins un acteur de son propre développement et un partenaire actif dans la Réforme de l’offre de soins par l’élaboration et la formulation d’un Projet d’Etablissement ; et à l’intérieur de celui-ci le Projet médical. Ces deux instruments sont les moyens par lesquels les Etablissements affirment et énoncent leurs spécificités, compte tenu des besoins de la population et des perspectives de développement des techniques médicales et des prises en charge.

Concernant le secteur de la santé en Tunisie, l’intervention publique se situe à deux niveaux :

– les urgences : des actions visant à améliorer les prestations de soins dans les régions défavorisées. « Cette année, nous avons fait face à des enjeux majeurs de santé, explique le ministre de la santé, explique le ministre de la Santé, dans son allocution d’ouverture du Forum international de la Santé numérique, le 12 février 2016 à Hammamet.

Il prend comme exemple la région de Tataouine, 198 actes de gynécologie et d’accouchement réalisés en janvier 2016 contre 74 seulement en janvier 2015, et 294 utilisations du bloc opératoire en janvier 2016 contre 98 à la même période en 2015.

« Cette évolution remarquable a été enregistrée grâce à la disponibilité de médecins spécialistes

– la planification : « Basé sur des acquis capitalisés au fil des ans, notre Système de Santé a besoin d’un surcroît de modernité ; affirme Saïd El Aïdi. Et d’ajouter : « Cette modernité passe par la prise en considération des évolutions techniques; mais également sociologiques, et politiques qui nous mettent la pression ». Une tendance qui se traduit par l’élaboration d’une note d’orientation.

« Cette année, nous avons élaboré une note d’orientation définissant les aspects distinctifs de la Réforme de notre Système de Santé, souligne-t-il. Un Système reflétant une organisation centré sur le patient avec une meilleure coordination entre les trois lignes de prestation de soins, organisées en une hiérarchie d’Etablissements offrant une gamme croissante de soins.

Dans le bas de l’échelle se situent les Centres de Santé de Base dont la mission est à redéfinir et qu’il faut mettre en symbiose avec la croissance démographique, et l’accroissement des maladies non transmissibles, selon le ministre.

Après l’indépendance, les maladies les plus fréquentes et auxquelles la communauté médicale était confrontée, étaient des maladies virales comme la poliomyélite, la rougeole ou le trachome ou des maladies parasitaires comme le paludisme. La politique sanitaire menée avec succès par le Président Bourguiba a libéré la Tunisie de ce type de maladies.

Aujourd’hui, nous assistons à des pathologies non transmissibles, similaires à celles des pays développés : maladies cardio-vasculaires, troubles mentaux, cancer…

« Cette mutation de la typologie pathologique nous conduit à nous poser la question : quel type d’organisation faut-il concevoir pour notre Système de Santé ? souligne Saïd El Aïdi. En réponse à cette problématique, le ministère de la Santé a élaboré une note d’orientation, configurée autour de cinq dimensions.

Une note d’orientation

Cohérente

Cette note d’orientation envisage la réorganisation du Système de Santé tunisien en cinq dimensions :

1- La Prévention : Les causes endogènes et exogènes de morbidité montrent l’importance que devrait revêtir la Prévention. Celle-ci nécessite le développement d’une vieille et d’une éducation sanitaires.

2- Des pôles territoriaux de Santé : La note d’orientation prévoit la réorganisation du Système de Santé en Pôles territoriaux de Santé.

Sous la pression de cette dimension, le ministère à été amené à mettre en œuvre un programme de couverture pour certaines spécialités dans les régions de l’intérieur ou de l’extrême sud.

Ne pas avoir un gynécologue dans un gouvernorat comme Tataouine, est inadmissible.

Il faut donc faire fonctionner les trois lignes de santé tout en facilitant le parcours de santé qu’emprunte le citoyen.

80% des citoyens qui ont recours aux urgences, n’ont rien d’urgent. Ils s’y adressent  parce que le rendez-vous qui leur sera fixé pour voir un médecin dépasse souvent les trois mois.

3-  La Recherche-Développement –Innovation : Cette dimension concerne essentiellement l’industrie pharmaceutique et la distribution des médicaments.

4- La gouvernance du Système de Santé :

Il est regrettable de constater que le fléau de la corruption n’a pas épargné le secteur de la Santé. « C’est l’un des secteurs où il y a le plus de corruption à tort ou à raison, affirme le ministre de la Santé.  Des initiatives ont été prises, en 2015, dans le domaine de la pharmacie par exemple. « Nous avons mis en place, dans un souci de transparence, un site à travers lequel les Laboratoires de production pharmaceutique peuvent se renseigner sur l’attribution des AMM, entre l’ADPM et le Laboratoire National de Contrôle des Médicaments ; ceci est essentiel pour reconstruire le capital confiance. La bonne gouvernance passe nécessairement par la transparence et l’information fiable et crédible. », indique Saïd El Aïdi.

5- La Fonction publique hospitalière de la Formation : Avec les évolutions technologiques et des techniques thérapeutiques, il est nécessaire de faire évoluer la formation de nos médecin continue s, de nos paramédicaux de nos cadres et nos gestionnaires. La Formation continue permet de développer les capacités existantes du personnel de la santé et lui faire développer des capacités nouvelles à partir du potentiel existant mais aussi inexistant.

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