Quels sont les 4 facteurs individuels des TMS ?

Les troubles musculosquelettiques (TMS) font partie des maladies multifactorielles. Ils touchent les tendons, les muscles, les articulations, les vaisseaux, les cartilages ainsi que les nerfs. L’apparition des TMS résulte donc de la combinaison de plusieurs facteurs de risques à savoir les facteurs individuels, les facteurs biomécaniques, les facteurs organisationnels et les facteurs psychosociaux.

Les facteurs individuels des TMS

Les facteurs individuels des TMS sont liés aux caractéristiques intrinsèques de chaque humain. On distingue 4 principaux facteurs individuels des TMS à savoir l’âge, le sexe, l’état de santé et les antécédents médicaux.

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L’âge

Les structures périarticulaires vieillissent au fur et à mesure que l’âge avance. Selon une étude réalisée au Canada, la prévalence des TMS augmente de façon significative avec l’âge. Les personnes âgées de 50 ans sont plus exposées aux TMS. L’augmentation de la prévalence avec l’âge est particulièrement remarquable pour les TCR (Tendinopathie de la Coiffe des Rotateurs).

Le sexe

Selon les spécialistes de la santé au travail, les TMS touchent les femmes plus que les hommes. Cela serait dû à leurs caractéristiques physiologiques. Selon des études réalisées par des chercheurs comme Elise Chiron, François Leroux, Yves Roquelaure, Catherine Ha et bien d’autres, 27 % de femmes souffrent des TMS contre 19 % d’hommes entre 50 et 59 ans. Elles sont particulièrement touchées par les troubles du canal carpien.

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L’état de santé et les antécédents médicaux

L’état de santé fait également partie des facteurs aggravants de TMS. Le diabète, le surpoids ou encore les rhumatismes inflammatoires augmentent le risque. Les antécédents médicaux comme une fracture du poignet provoquent également l’apparition des TMS. Chaque individu est singulier. Ainsi, pour un même geste effectué, certaines personnes peuvent ressentir de la douleur alors que cela n’aura rien provoqué chez d’autres. Tout dépend du niveau de sensibilité de chaque travailleur.

Les facteurs psychosociaux

La pression temporelle, la charge de travail excessif, les mauvaises relations entre les salariés ou avec la hiérarchie ou encore le stress au travail constituent les facteurs de risques psychosociaux. La monotonie et le manque de reconnaissance font également partie de cette catégorie de facteurs susceptibles de causer l’apparition des TMS. En effet, ces facteurs sont généralement source de stress lorsque l’employé a une perception négative. En cas de stress, la tension musculaire augmente. Elle est suivie d’un allongement du temps de récupération. Le stress rend les salariés plus sensibles aux facteurs de risque de TMS.

Les facteurs organisationnels

L’organisation du travail a aussi un impact sur la survenue des TMS. Cela détermine l’ampleur des autres facteurs de risques. Une organisation inappropriée peut générer du stress. Comme facteur organisationnel, on a :

  • Une charge de travail élevée ou un rythme de travail soutenu
  • Une durée de travail excessive avec un manque de pauses
  • Un cadre de travail inapproprié
  • La pression temporelle
  • La standardisation des modes opératoires et bien d’autres.

Tous ces éléments augmentent le risque de TMS puisque les travailleurs ne bénéficient pas d’une récupération suffisante.

Les facteurs biomécaniques

Les facteurs biomécaniques sont liés à la répétitivité du travail, à l’effort et aux postures.

  • La répétitivité : l’accomplissement des mêmes tâches au quotidien met en jeu de façon continuelle les mêmes zones musculo-squelettiques. Lorsqu’on ajoute à cela un fort rythme de travail, cela va à coup sûr augmenter le risque de TMS, surtout si le temps de récupération entre les mouvements n’est pas important.
  • Les postures : lorsque les postures sont inconfortables ou maintenues sur de longs moments, elles sont susceptibles d’entraîner des TMS. Cela concerne principalement les salariés dont le travail requiert des mouvements des bras au-dessus du niveau des épaules.
  • Les efforts et la force : quand les efforts effectués sont trop importants, cela peut également occasionner des lésions au niveau des muscles, des ligaments ou encore des tendons.

Comment prévenir les troubles musculo-squelettiques ?

La prévention des TMS doit être faite par l’employeur en collaboration avec les employés. Aucune prévention ne peut être effectuée sans l’implication des employés, car ces derniers sont directement concernés par ces risques. Tous les acteurs de l’entreprise doivent être mobilisés pour agir ensemble. La prévention comprend trois phases :

  • Le diagnostic : il faudra d’abord réaliser un diagnostic pour identifier les situations à risque de TMS ;
  • Agir pour réduire les situations à risque : vous devez mettre en place certaines actions (aménager les postes de travail, organiser des réunions de prévention, réduire les contraintes physiques ou autres) ;
  • Analyser les mesures prises : vous devez analyser les points positifs et trouver les axes d’amélioration de vos actions. Cela vous permettra de vous assurer de l’efficacité des actions de prévention.

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