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Journées de l’Entreprise 2019… L’Entreprise et le nouveau rôle de l’Etat Erigée en but, la COMPETITIVITÉ est le déterminant du rôle de l’Etat

janvier 3rd, 2020 | by admin
Journées de l’Entreprise 2019… L’Entreprise et le nouveau rôle de l’Etat Erigée en but, la COMPETITIVITÉ  est le déterminant du rôle de l’Etat
Economie
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La 34ème Edition des Journées de l’Entreprise, organisée par l’IACE les 6 et 7 Décembre 2019, à El Kantaoui, à Sousse, a relancé le Début sur l’Entreprise et le nouveau rôle de l’Etat ; un thème qui a été débattu, auparavant, dans les Journées de l’Entreprise de 1993 et 2007 et auquel l’IACE revient dans un contexte politique et économique particulier incitant à réexaminer le rôle de l’Etat en Tunisie avec la participation de panélistes de renommée et d’un millier de chefs et hauts cadres d’entreprise. 

L’entreprise et le nouveau rôle de l’Etat : ce thème qui a été débattu à Sousse le 6 et 7 du mois courant, serait-il un sujet de Débat ou de conversation dans des pays comme Singapour, la République Tchèque, la Slovénie ou l’Estonie ? 

Il me semble que Non ! parce qu’ils occupent les premiers rangs en tant que pays les plus performants en matière de compétitivité globale. 

Le rôle de l’Etat dans ces pays qui ont compris que le salut passe par la compétitivité est bien balisé : l’Etat est réduit dans la pensée et les visions des agents politiques, économiques et du grand public, à celui d’un vaste système d’ingénierie juridique, administrative et financière, mis au service de la performance commerciale de l’entreprise. 

L’Etat n’est plus l’expression politique de l’intérêt public collectif ; il est un acteur parmi d’autres, chargé de créer les conditions les plus favorables à la compétitivité des entreprises ; l’intérêt général se résume ainsi à celui des entreprises se disputant les marchés mondiaux. C’est la nouvelle alliance entre l’entreprise et l’Etat dont parlait Riccardo Petrella en 1989 dans son article intitulé “ La mondialisation de l’économie“ ; (Futuribles, novembre 1989).

Conséquence: Avec la moitié de la population tunisienne, soit 5,8 millions d’habitants, cet île-Etat a réalisé en 2018, dix fois le PIB de la Tunisie, c’est-à-dire 346,6 milliards de dollars. 

Et si l’IACE, en tant que Think Tank, a invité des décideurs singapouriens pour parler du rôle de l’état et sa relation avec l’entreprise… Repenser l’Etat s’apprend sur le terrain. 

M. René Tammist, ancien ministre de l’Entrepreneuriat et de la Technologie de l’Information, de l’Estonie, qui figure parmi les panélistes du samedi 7 décembre, a témoigné sur la crise technologique et la transformation digitale de l’Etat à la lumière de l’expérience de son pays, considéré comme étant l’un des plus performants en matière de compétitivité.

Le rôle de l’Etat en Débat

La 34ème Edition des Journées de l’Entreprise s’est articulée autour : 

* D’un panel d’ouverture ayant pour sous-thème : “crise politique : pour un Etat efficace“.

* D’un premier panel : la crise économique et le rôle de l’Etat. 

* D’un deuxième panel : la crise sociale : quel modèle d’inclusion à adopter ? 

* D’un troisième panel : la crise technologique et la transformation digitale de l’Etat. 

* Et d’un quatrième panel: crise des valeurs : vers un Etat régulateur.

« En Tunisie, le consensus à propos du rôle de l’Etat n’existe pas.

Pire encore, nous y retrouvons ceux qui refusent que la Tunisie ait un Etat fort » ; a indiqué M. Youssef Chahed, Chef du Gouvernement dans son allocution d’ouverture. 

«  La crise en Tunisie est une crise d’éthique politique avant d’être une crise sociale et économique », a-t-il ajouté. 

Faisant allusion à l’Etat Providence, M. Mohamed Ennaceur, ancien Chef d’Etat, a appelé l’entreprise à jouer son rôle social. Encore faut-il qu’elle puisse survivre dans un climat de guerre économique sans merci et que l’Etat ait les moyens pour jouer son rôle d’Etat Providence.

Intervenant à l’ouverture de ce grand Evénement, M. Taïeb Bayahi, Président de l’IACE, a mis l’accent sur l’importance du “Capital Confiance“ qu’il faut assurer pour pouvoir drainer de plus en plus d’investisseurs. Du dynamisme de ces derniers dépend la création de richesses et de postes d’emploi.

Passer d’un Etat acteur à un Etat facilitateur“ a recommandé Férid Belhadj, vice –Président Région Mena à la Banque Mondiale. Il a également préconisé la promotion de l’Etat de droit par le biais d’un système judiciaire indépendant et impartial“. 

Selon M. Abdallah Gül, Ancien Président de la République turque, “le rôle principal de la politique et celui des décideurs est d’améliorer les conditions de vie, le bien-être et le bonheur du peuple ». Mais par quels moyens ? Singapour et les pays qui ont un taux de chômage au dessous de 2% nous répondent : Le seul moyen, surtout après la crise économique et financière de 2008, c’est la COMPETITIVITE. 

Créer l’environnement 

le plus favorable 

à l’entreprise

Depuis le début des années 90, et avec l’intensification du courant de la Mondialisation, la compétitivité des entreprises locales et la compétitivité structurelle de l’Economie dans la plupart des pays est devenue la priorité des priorités. 

Aux Etats-Unis, cette fonction est assurée par le competitiveness Policy Council qui soumet un rapport annuel au Président et au congrès. En Belgique, la même fonction constitue la priorité du Conseil Central de l’Economie.

En décembre 1993, les présidents des 17 entreprises européennes parmi les plus importantes du Continent, regroupées dans l’European Round Table of Industrialists, ERT, ont transmis aux Autorités de l’Union européenne un rapport intitulé “Vaincre la crise : charte pour l’avenir industriel de l’Europe“. 

Selon l’ERT, il faut impérativement donner “la priorité à la compétitivité“.

Son programme d’action à la mise en œuvre du quel, elle a invité les dirigeants politiques européens, comportait trois volets dont le principal est la création d’un “Conseil européen de la compétitivité“ où ont été représentés les industriels, les pouvoirs publics et le monde de la Recherche, avec exclusion des représentants des syndicats ; une mesure à discuter.

L’IRDAC (Industrial Research and Development Advisory Committee), un Comité consultatif auprès de la Commission des Communautés européennes, composé des représentants du monde industriel notamment les responsables des départements de R et D des entreprises, des ministres de l’industrie et d’un nombre limité de syndicalistes, s’occupe de la promotion de la compétitivité industrielle des entreprises européennes, objectif principal de la politique de la Recherche et du Développement de la Technologie de l’Union européenne. 

La Commission de l’Union européenne a créé en janvier 1995 un “Conseil consultatif sur la compétitivité européenne“ dont la fonction est d’émettre tous les six mois un avis sur la compétitivité de l’économie européenne et de suggérer des moyens pour l’améliorer. 

On en déduit que l’impératif de la compétitivité pénètre et oriente les pensées, les stratégies, les décisions, le comportement des chefs d’Etat, chefs de gouvernement, ministres, patrons, employés, journalistes, médias et toutes les composantes de la société. 

Ce n’est pas pour les “beaux yeux“ de la compétitivité. C’est tout simplement pace qu’elle est devenue un crédo, l’évangile de la fin du XXème siècle et du XXIème siècle. (Lire les propos de Mme Sonia Kalboussi, ingénieure principale à     l’ITCEQ, page 48 )

L’évangile de la compétitivité nous dit clairement que l’humanité est engagée dans une guerre technologique, industrielle et économique sans merci à l’échelle mondiale. L’objectif de chaque Etat-Nation est de survivre.

La survie passe par la compétitivité. Hors d’elle, pas de salut, pas de croissance, pas de bien-être économique et social.

Le rôle principal de l’Etat avec toutes ses structures centrales, régionales et locales, de l’école, l’université, les patrons, les employés, les syndicats, les médias de la presse économique, d’information générale et audiovisuels, les associations de la société civile… etc, est de créer l’environnement le plus propice aux entreprises afin qu’elles soient, deviennent ou restent compétitives dans cette guerre planétaire. 

Les gourous de la compétitivité sont les quelques dizaines d’experts de renommée mondiale qui, aux Etats-Unis, en Europe, et au Japon ; mais aussi dans les pays du sud-est asiatique, ont codifié les “lois naturelles“ de marché en y introduisant de nombreux ingrédients empruntés à des théories philosophiques, et scientifiques, liées à Hobbes, Darwin, Spencer, Nietzsche…

Dans les années 80, les théologiens de la Compétitivité ont proliféré que la compétitivité n’est pas seulement l’affaire des entreprises (la microcompétitivité) ; mais qu’elle concerne l’Etat (la macrocompétitivité). 

Les Nations qui ont saisi ce message ont été sauvées (l’exemple de Singapour) ; celles qui ont commis le péché de s’en moquer, étaient condamnées à se retrouver dans des impasses dramatiques.

Logique de guerre 

et détournement du

 rôle de l’Etat

Le premier effet de la compétitivité devenue but, selon Riccardo Petrella, se traduit par le renforcement de la primauté de la logique de guerre dans les relations entre les entreprises, les opérateurs économiques, les villes, les Etats. La vision de l’économie mondiale qu’elle véhicule est en effet très réductrice : les entreprises ne sont que des armées s’affrontant pour la conquête des marchés et la défense des positions acquises. 

Leurs dirigeants sont décrits comme des généraux, des stratèges. 

Parfois, cette guerre devient apparente grâce à la médiatisation comme la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis.

Tous les moyens sont bons dans ce combat ; mais nous ne citons que les moyens légitimes : la R et D, les brevets, la formation d’excellents managers et ingénieurs d’affaires… à part les autres moyens comme les aides de l’Etat, la spéculation financière, le dumping social, la délocalisation des unités de production, les fusions-acquisitions.

La logique de guerre selon R. Petrella s’empare même de la logique de partenariat: la coopération est utilisée comme atout en faveur de la compétitivité. 

D’où la vague d’alliances stratégiques entre entreprises européennes, japonaises et américaines qui a bouleversé les processus d’internationalisation et de mondialisation des entreprises et des économies ; l’organisation interne des entreprises et les rapports entre entreprises-réseaux mondiaux et Etats locaux.

Dans ce climat belliqueux, la pression exercée sur le personnel est énorme : chaque cadre, au prix d’un stress quotidien, lutte pour maintenir sont poste, subordonnée à la réalisation des objectifs que l’entreprise a fixés. 

Un deuxième effet, le changement du rôle de l’Etat, est étroitement lié à la logique dominante de guerre économique. Dans ce contexte, le rôle de l’Etat est réduit à celui d’un vaste système d’ingénierie juridique, administrative et financière, mis au service de la performance commerciale des entreprises opérant dans le pays.

L’Etat n’est plus l’expression politique de l’intérêt public collectif, n’est plus l’Etat Providence ; il devient un acteur parmi d’autres, chargé de créer les conditions les plus favorables à la compétitivité des entreprises.

L’Intérêt général se résume ainsi à celui des entreprises du pays se disputant les marchés mondiaux pour une simple raison c’est qu’elles créent de la richesse et des emplois. 

Exclusion et crise de la démocratie

Le troisième effet du CULTE DE LA COMPETITIVITE: la prédominance accordée à la compétitivité est en contradiction avec la démocratie réelle. 

En effet, dans le contexte de la mondialisation croissante de l’économie, les entreprises déterminent leurs priorités en matière d’investissements, de choix des produits et des services, d’optimisation des localisations des activités productives ; le pouvoir de gouvernance de l’économie mondiale est renforcé par des forces économiques privées, organisées à l’échelle mondiale provoquant l’affaiblissement des pouvoirs de gouvernance politique nationale.

Le rôle de l’Etat étant réduit à celui de créer l’environnement le plus favorable pour que les entreprises du pays puissent devenir ou rester compétitives sur les marchés mondiaux. 

Quatrième effet : l’évangile de la compétitivité socialise par la seule “vérité marchande“ le principe d’exclusion. 

Plus la compétitivité augmente, plus le pays est intégré dans l’économie mondiale, jouissant ainsi d’une prospérité économique et sociale généralisée : le cas de Singapour où le taux de chômage est de 1,8% en 2018. 

Plus la compétitivité est faible plus le pays se trouve embourbé sans des difficultés économiques et sociales; avec ce que cela induit comme conséquences désastreuses.

La traduction concrète du principe d’exclusion en Europe a été déjà expliquée par Christian de Brie dans “Feu sur l’Etat-Providence“ et dans les articles de Corinne Gobin et Seumas Mine, dans “Le Monde diplomatique“ en janvier 1994.

Elle se manifeste de la manière la plus criante par la montée structurelle du chômage qui engendre le retour en masse, dans les pays les plus riches et les plus développés, de la pauvreté sous des formes nouvelles, en raison du démantèlement correspondant du contrat social (le Welfare State) qui a été à la base du développement économique, social et politique des sociétés européennes occidentales après la Deuxième Guerre mondiale. 

C’est d’ailleurs pourquoi Mme Sonia Mahfoudh Kalboussi, l’une des compétences de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives a terminé sa conférence au Forum des CCI le 19 novembre 2019 à Sfax par l’affirmation suivante : «  La démocratie sans création de richesses ne mène qu’au désordre ! »

Démantèlement des contrats sociaux nationaux

Cinquième effet du CULTE DE LA COMPETITIVITE : le démantèlement à partir des années 1990 du contrat social national dans les pays européens, la crise du plein emploi,  l’explosion de la pauvreté et l’exclusion sociale de millions d’individus dans une société d’opulence. Ce sont les grandes mutations de société qui trouvent dans l’affirmation dominatrice de la guerre économique sous l’affiche de la compétitivité, dans une économie de marché dérégulée et privatisée. C’est la principale explication de la parution des “Gilets jaunes“ en France. 

Durant les deux dernières décennies, tous les pays européens, à commencer par l’Allemagne se sont interrogées sur l’avenir de leur compétitivité, et sur la question de “pacte social“. Un paquet de mesures draconiennes ont été prises :

* réduction des coûts du travail ;

* défiscalisation des bas salaires ;

* réduction des dépenses publiques notamment des dépenses destinées à la protection et à la sécurité sociale ;

* poursuite des actions de privatisation et de dérégulation de l’économie ; 

* réduction du rôle de l’Etat au financement des travaux d’infrastructure et à la création de l’environnement le plus propice à l’amélioration de la compétitivité des entreprises privées ; 

* poursuite de la libéralisation des marchés nationaux ;

* stimulation et appui à l’investissement privé. 

Riccardo Petrella remarque une fois encore que la litanie de la compétitivité et du Sacro-Saint triptyque : PRIVATISATION-DEREGULATION- LIBERALISATION induit le sixième effet de la compétitivité : une remarquable faiblesse au niveau de la prise de conscience d’un des phénomènes majeurs de notre époque, le passage du capitalisme national à prédominance agricole et industrielle et encadré par une économie mixte, au capitalisme mondial, à prédominance industrielle-tertiaire qui se veut libéré de toute contrainte.

Contre la tendance du capitalisme tout au long de l’histoire du XIXème et du XXème siècle à laisser pour compte les inaptes au travail, les exclus et malheureux, on a instauré le système de protection sociale (sécurité contre les risques et les maladies, assurance vieillesse); on a établi les principes d’égalité, de justice sociale, de solidarité et on a affirmé la primauté du politique et encore plus, de l’éthique. 

Tout est axé sur la culture de l’excellence

Erigée en but, la compétitivité engendre une réflexion et un débat sur la science, la connaissance , les technologies, la création de richesses, la création d’emplois, le bien –être, le progrès, l’éthique, les rapports Nord-Sud, la paix et la guerre, l’environnement. En dehors des cercles restreints des spécialistes, ces réflexions et ces débats sont recentrés sur l’entreprise et le marché, la gestion et le transfert des technologies, et sur l’impératif technologique. 

« Tout ce qui est technologiquement possible soit être réalisé » : c’est la devise de l’Etat d’aujourd’hui et de demain, soucieux de l’impératif COMPETITIVITE.

Celle-ci, en tant que croyance, est centré sur l’outil-ses progrès, sa puissance -et sur la marche triomphale des machines “intelligentes“.

Grâce à ces machines-réseaux mondiaux et aux machines-systèmes-monde qui ont été créés dans les années 90, notamment dans le domaine de l’information, de la communication et de la production, LE CULTE DE LA COMPETITIVITE a pu trouver sa véritable globalité géographique. Le rôle de chaque Etat est de s’y intégrer si non il disparaît. 

Le Capitalisme 4.0

Dans le capitalisme classique du XIXème siècle, la politique et l’économie «étaient deux sphères distinctes ; les interactions entre le gouvernement et les entreprises privées se limitaient à lever des fonds pour des campagnes militaires et à protéger les intérêts particuliers des propriétaires terriens et des corporations d’artisans. 

A partir des années 1930, la deuxième version du capitalisme s’est caractérisée par une méfiance envers les marchés et une grande confiance en l’Etat, bienveillant et omniprésent.

Le New Deal (politique interventionniste mise en œuvre aux Etats-Unis par Franklin Roosvelt à partir de 1933), la foi, en temps de guerre, en un “gouvernement héroïque“ et le paternaliste d’après guerre, en témoignent.

La troisième phase, définie par la révolution “conservatrice“ Thatcher-Reagan, a pris à rebours ces idées. 

Désormais, les marchés avaient toujours raison et il fallait se méfier des gouvernements. 

La quatrième phase, celle qu’a générée la crise financière de 2008 et que l’éditorialiste britannique, au Times, Anatole Kalesky, appelle “Le Capitalisme 4.0“, redécouvre que l’économie de marché ne peut fonctionner sans un gouvernement actif et compétent.

Dans le secteur financier, cette affirmation est devenue une évidence ; mais la crise a démontré que les Etats avaient une autre fonction économique essentielle: Avec les Banques centrales, ils doivent participer intensivement à la gestion des cycles économiques ; car la simple définition d’un objectif de lutte contre l’inflation ne suffit plus. “ Gouvernements et Banques centrales doivent accepter d’endosser à nouveau la responsabilité de la croissance, de l’emploi et de la stabilité financière, prérogatives qu’ils avaient abandonnées dans les années 1980… et les hommes politiques qu’ils soient conservateurs ou progressistes n’échapperont pas à un débat honnête sur les propriétés s’ils ne veulent pas sacrifier leurs objectifs les plus chers: une économie et un système financier robustes pour la droite, un Etat Providence viable pour la gauche», écrit-il. 

Avec une seule marge de manœuvre qui concerne la nature et le calendrier des réductions des dépenses politiques pour sortir du déficit budgétaire chronique, les gouvernants doivent, selon lui, redéfinir les nouvelles frontières entre l’Etat et le secteur privé.

« Les hommes politiques qui s’appuient sur des idéologies simplistes seront supplantés par des pragmatistes qui répondront à l’appel de Franklin Roosevelt en faveur d’une “expérimentation audacieuse et persistante“. 

Et plutôt que de prendre les citoyens de son propre pays pour des cobayes, il vaudra mieux observer ce qui se passe ailleurs » ajoute-t-il.

Comme le disait Bismarck : « Il faut être idiot pour croire que l’on peut tirer les leçons de sa propre expérience. Je préfère tirer les leçons de l’expérience des autres afin de pas commettre d’erreur.» 

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