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Fleuron de l’agriculture à l’export, la 5ème Saison est un modèle de Développement intégré…

septembre 26th, 2019 | by admin
Fleuron de l’agriculture à l’export, la 5ème Saison est un modèle de Développement intégré…
Economie
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Le rôle et l’importance économique des denrées agricoles sont souvent mal perçus par le grand public ne serait-ce qu’en raison de la segmentation et de la multiplicité d’un secteur où coexistent des processus de production et de présentation “archaïques“ et “futuristes“, des processus se sont alignés aux exigences de l’internationalisation croissante de la production et du négoce de la plupart de ces denrées comme la tomate. Le marché international de ce produit considéré à la fois comme légume et fruit, est appelé à satisfaire les besoins nutritionnels des hommes, besoins spécifiques, renouvelés chaque jour, et qui contrastent avec une production trop souvent saisonnière. 

Ce marché est divisé en deux segments distincts, régis par deux logiques différentes : le premier est occupé par des producteurs industriels soucieux du “productivisme“ et offrant un produit alimentaire standardisé. Quant au second où le groupe espagnol SanLucar occupe le haut du pavé, il se positionne sur la niche du “PREMIUM“, une tomate de très haut de gamme. Celle-ci est cultivée dans des territoires bien choisis dont celui de la Délégation d’El Hamma, à Gabés, au sein de la 5ème Saison. Une succes story sur tous les plans, économique, social et sociétal, écologique et qualitatif. 

Le point avec M.M Yves Graf, Directeur Général de SanLucar Tunisie et François Hannecart, son Directeur d’Exploitation.

A la fin d’une visite guidée au sein du cluster “Les Primeurs du Sud“ à El Hamma, vous ne pouvez que clamer: “c’est une fierté !“… non seulement parce qu’il constitue un modèle de développement local inclusif dans le Sud du pays; mais aussi et surtout parce qu’il cristallise l’intégration de l’économie agricole tunisienne dans l’économie agricole mondiale. 

La 5ème Saison rachetée en 2008 par le groupe SanLucar, est la plus grande ferme en termes de production et d’exportation au sein de ce cluster. Elle a pu montrer avec ses consoeurs que le véritable défi que devrait affronter un pays comme le nôtre serait d’accroître la valeur potentielle de ce que ses citoyens pourraient ajouter à l’économie mondiale, en développant leurs compétences et en leur donnant davantage de moyens d’exploiter et de valoriser leurs aptitudes sur le marché mondial des biens et services. 

L’un des fleurons du groupe SanLucar, leader européen sur la niche des fruits et légumes très haut de gamme, la filiale tunisienne, la 5ème Saison, se caractérise par un niveau élevé de développement technique, économique, social et sociétal, écologique et culturel.

Elle ne cesse de jouer la carte du Développement durable local, partant du fait que la prospérité de l’entreprise dépend de celle de son environnement. Un credo promu par SanLucar, en tant que groupe d’entreprises citoyennes. 

« Fort de ce credo, le groupe SanLucar est passé à l’acte en adoptant un Code éthique, basé fondamentalement sur les principes de la Norme internationale SA 8000 ainsi que sur les principes du Pacte mondial des Nations-Unies. Sa conformité rigoureuse à ces principes lui a valu d’être certifié en 2009 », explique M. Yves Graf, Directeur Général de SanLucar Tunisie et membre du Comité directeur de l’AHK Tunisie chargé de l’agriculture.

Tout naturellement porté à l’action, ce groupe a inscrit ses valeurs dans des principes d’action qui représentent l’expression concrète et permanente des dix principes éthiques que stipule ce Code : 

– Travail volontaire.

– Protection de l’enfance.

– Droit d’association et droit à la négociation collective.

– Egalité.

– Embauche responsable. 

– Horaire professionnel légal et cohérent.

– Rémunération légale et cohérente.

– Sécurité, santé des travailleurs et conditions de travail adéquates.

– Engagement en faveur de la protection de l’environnement.

– Bonne gouvernance et lutte contre la corruption.

“C’est sur le respect par tous de ces valeurs, guides et références du comportement et de l’action que la réussite du groupe SanLucar s’est construite d’une manière durable;“ estime le Directeur Général de la filiale tunisienne. 

Cette culture a été dès le départ le fruit de la volonté résolument humaniste d’un groupe soucieux du Développement durable inclusif et de l’évolution de la société humaine ; une culture profondément enracinée qui trouve son expression dans ses finalités et ses valeurs : Foi en l’homme par le respect des personnes, dans un esprit de tolérance et d’acceptation du droit à la différence et à la considération, honnêteté, sérieux, travail bienfait, et en équipe, transparence …

Tous ceux qui entrent dans la 5ème Saison ou dans le groupe d’une manière générale ressentent immédiatement qu’il y a bel et bien une forme de culture propre. 

Elle se traduit par une grande ouverture internationale, et une volonté de performance globale couvrant non seulement les aspects techniques, économiques, commerciaux et financiers ; mais aussi les aspects sociaux, sociétaux et environnementaux. 

Grande priorité stratégique : les Ressources Humaines

La 5ème saison dont les fermes de culture de tomates sous-serres, en hors sol, s’étendent sur quarante hectares, emploie 1500 personnes.

Sur le plan stratégique, son guide de gestion comporte deux enjeux majeurs :

– Satisfaire les besoins de ses clients, les supermarchés européens, allemands en premier lieu (l’Allemagne est son marché historique), en leur offrant les produits qu’ils désirent, les tomates PREMIUM et le service qui fait de cette filiale le fournisseur idéal.

– Assurer l’efficacité des opérations tout au long du processus de production, la qualité des produits et la rentabilité de l’entreprise.

Dans les deux cas, la pérennité et la croissance de l’entreprise dépendent de la qualité de la contribution de ses employés. 

SanLucar était parfaitement conscient de l’importance du facteur humain dans le succès de ses filiales dont celle d’El Hamma.

Celle-ci a eu le mérite d’avoir su bien gérer cette force maîtresse pour en canaliser toute l’énergie, le potentiel, les compétences, les besoins d’accomplissement personnel… vers les objectifs escomptés conformément à ses programmes de production et d’expansion.

“La réussite de notre stratégie de développement dépend toujours, à mon avis, de la capacité de nos Ressources Humaines à l’exécuter“ ; indique M. Yves Graf.

En effet, la 5ème Saison s’est d’abord appuyé sur les personnes occupant les postes clés de l’entreprise et puis sur la capacité de celles-ci à améliorer le savoir faire de l’ensemble du personnel et à développer ses compétences. Sa politique de recrutement est définie selon des critères rigoureux : la bonne personne, à la bonne place, au bon moment, bien formée et motivée.

Elle ne se contente pas de donner à l’employé un défi à sa mesure : mais elle favorise aussi son développement, lui propose un programme de rémunération stimulant et crée dans l’entreprise un climat de travail positif, axé sur des valeurs bien partagées : respect, confiance, responsabilité, délégation… 

Et dans le cadre de sa stratégie de développement, elle a accordé un intérêt bien particulier à la Formation est au Développement des compétences pour trois raisons :

– former dans le but de répandre la culture du groupe et en imprégner l’ensemble des employés ; 

– former pour maintenir à jour les compétences

– former les managers pour acquérir le leadership nécessaire et se hisser au niveau managérial international.

Il convient de noter que la bonne maîtrise de la technologie de culture de tomates fait appel à des connaissances agronomiques et de maintenance.

C’est pourquoi la 5ème Saison dispose d’une quinzaine d’ingénieurs agronomes tunisiens.

« Certains d’entre eux ont été formés par un grand expert belge en ingénierie agronomique, Feu Herman Verladt, à qui je rends hommage. 

Il a eu le grand mérite d’avoir ramené la quasi totalité de la technologie relative à la culture de la tomate, selon une approche scientifique minutieuse de 2007 à 2011, de l’Europe du Nord au Sud de la Tunisie », conclut M. François Hannecart. 

En investissant dans la Formation, le groupe a pu accroître sa performance globale ; les effets positifs se sont fait déjà sentir puisque la production à la 5ème Saison a doublé en dix ans, en passant de 4000 tonnes en 2008 à 8000 tonnes en 2018. 

Une politique sociétale d’avant garde

En s’intégrant de plus de plus dans son environnement local, l’entreprise devient citoyenne. C’était le cas pour la 5ème Saison qui ne cesse d’afficher clairement et par conviction, sa performance sociétale. Celle-ci émane d’une responsabilité qu’elle estime devoir assumer, contribuant ainsi au développement socio-économique de la localité d’El Hamma.

Figurant dans le groupe de tête des entreprises ayant défini une politique sociétale d’avant-garde, cette filiale du groupe SanLucar assure des responsabilités larges vis-à-vis de ses employés, de son environnement et de la communauté dans laquelle elle évolue :

– Parrainage éducatif : la société apporte régulièrement son soutien aux enfants scolarisés de son personnel en leur offrant les fournitures scolaires. Elle accorde également des bourses aux élèves et étudiants les plus brillants et prend en charge la réhabilitation et la rénovation d’établissements scolaires dans la localité.

– Mécénat humanitaire : les indicateurs de son bilan social d’entreprise étaient toujours performants. En 2018, elle a remporté le Prix du Progrès social 2017. Elle a consacré le montant qui lui revenait à l’acquisition d’équipements pour le compte de l’Hôpital d’El Hamma.

– Aides sociales : les familles des employés de la société bénéficient régulièrement d’aides financières lors des fêtes religieuses. 

Toutes ces actions s’inscrivent dans sa mission partant du principe que toute entreprise profitable a un devoir moral envers la communauté territoriale dans la quelle elle opère pour la rendre plus harmonieuse et ouverte sur de nouveaux horizons. 

Une grande tradition 

de qualité

Ce qui fonde l’originalité de la 5ème saison et toutes les filiales du groupe SanLucar c’est la grande tradition de qualité : Concilier les exigences de goût, de saveur et de qualité avec les impératifs qu’impose le processus de l’agriculture industrielle.

La recherche et l’obtention de produits à la qualité irréprochable ont toujours fait partie intégrante de sa politique de production ; je dirais même que c’est là toute l’image de SanLucar. Des variétés sélectionnées de meilleure qualité, des techniques de production constamment améliorées, une perpétuelle recherche d’une meilleure qualité de packaging tant sur le plan de la préservation du produit que sur celle de l’environnement.

Son service Qualité est assuré par une équipe de trois jeunes responsables en la matière. 

Respect strict des normes

Concernant l’usage des produits phytosanitaires, les normes définies, au niveau européen, fixent les limites maximales en résidu, LMR.

Si l’on dépasse ces limites, et qu’il y a un contrôle à la Douane en Europe, ou au niveau d’un supermarché, le produit sera immédiatement détruit. En conséquence, chaque camion frigorifique qui se présentera à la Douane, à l’entrée de l’Europe, sera mis en quarantaine, en attendant l’analyse du résidu qui prouvera que le produit est dans les normes. 

« Indépendamment de ces restrictions sanitaires, les différentes chaînes de supermarchés en Europe ont mis sur pied leurs propres normes relatives aux LMR. C’est le cas pour l’Allemagne, le principal marché de la 5ème Saison et l’Angleterre ; les deux pays européens qui vivent une compétition pour savoir qui a les produits les plus propres. Ces normes sont généralement plus rigoureuses que celles de l’union Européenne. 

Etant positionné sur le créneau “PREMIUIM“, et jouant à fond la carte de la qualité, le groupe SanLucar a su parfaitement épouser les exigences qualitatives en définissant lui-même, pour chaque fruit et légume, ses propres critères de LMR. Ces derniers sont encore plus exigeants que les normes établies par les supermarchés allemands“ ; explique M. François Hannecart, Directeur d’Exploitation de la 5ème Saison. 

« Il faut savoir qu’en Europe la tendance est en faveur du produit bio dont le coût de revient est élevé et du produit labellisé “zéro résidu de pesticides“. Même s’il est traité par des produits phytosanitaires, lors du cycle de production, il ne doit pas contenir de résidu, lors de la commercialisation » ; ajoute-t-il. 

La marche vers le Zéro Résidu de Pesticides

La stratégie de la 5ème Saison serait d’arriver à développer les produits “Zéro Résidu de Pesticide“. 

Cette année, elle se prépare pour faire son premier test sur deux serres ; un test qui sera mené à terme.

« Nous n’avons pas encore trouvé la solution adéquate pour tous les ravageurs et les maladies aux quels nous devons faire face. Nous avons progressé, par rapport aux années précédentes, dans l’utilisation de solutions biologiques ou d’outils de la lutte intégrée » précise M.François Hannecart. 

Cette lutte consiste à laisser évoluer librement, dans les serres, des insectes bénéfiques qui vont chercher eux-mêmes les insectes nuisibles comme nourriture.

“C’est notre moyen de lutte pour combattre la mouche blanche, l’un des principaux insectes nuisibles pour nos cultures de la tomate », souligne-t-il. 

Son prédateur naturel est présent dans l’oasis. La société dispose déjà d’une serre spécialement dédiée à l’élevage de ce prédateur. 

Un mois après la culture, il sera répandu dans les serres, pour se multiplier, se propager et se nourrir de cette mouche blanche, l’ennemi redoutable des cultures de tomates puisqu’elle se transmet en virus. 

La tutta absoluta, un papillon nocturne, représente le second danger. 

Faisant son apparition dans les pays du Maghreb en 2009, cette menace sérieuse  a été maîtrisée par l’usage de produits chimiques. 

Depuis deux ans, cet insecte a acquis une résistance naturelle aux matières actives.

«  C’était une épreuve douloureuse pour nous. Il n’y avait pas de nouvelles molécules chimiques disponibles. Par contre, des systèmes biologiques ont été développés et homologués, en Europe, pour combattre la tutta absoluta. Il s’agit de solutions à base de phéromones qui attirent les mâles et les capturent dans un piège à eau. Il s’agit également de bandes noires collantes à utiliser comme système de piégeage  ». 

C’est en Europe où se donnent libre cours des solutions de lutte biologique présentant une certaine efficacité. 

En Europe, également, d’autres phéromones ont été développées, présentant une efficacité accrue. 

Se sont des produits commerciaux basés sur ce qu’on appelle “la confusion sexuelle“. Le but étant de créer un énorme écran de phéromone, donnant aux mâles l’illusion qu’il a des femelles partout. L’accouplement n’aura pas lieu.

« Ce type de solution de lutte biologique représente pour nous l’échappatoire salutaire.

Nous espérons voir en Tunisie un Système d’homologation accéléré de cette solution. Il est urgent d’accélérer la démarche administrative pour permettre aux agriculteurs tunisiens, nous-mêmes et d’autres sociétés, de pouvoir en bénéficier ».

Leurs concurrents européens et marocains sont avantagés puisqu’ils ont accès facile et rapide à ces homologations. 

Personne n’est mieux qualifié que l’Administration de tutelle pour les aider à surmonter cet handicap. 

La 5ème Saison produit et exporte principalement en hiver et au printemps. 

Aujourd’hui, les producteurs européens de la tomate PREMIUM ont accès à des technologies sophistiquées; ils peuvent par conséquent produire hors saison. Ils obtiennent facilement les homologations nécessaires pour l’utilisation de ces solutions biologiques de dernière génération.

De même pour les concurrents marocains et turcs qui disposent d’une agriculture exportatrice importante. Leurs pays respectifs mettent à leur disposition ces nouvelles solutions de lutte biologique. 

Il ne faut absolument pas que la Tunisie reste à la traine. 

Le goût et la saveur de la tomate cultivée dans les serres de la 5ème Saison sont exceptionnels en termes de sensibilités gustatives qui la situent à la base d’un art culinaire… un art de vivre.

« Cette saveur exceptionnelle provient de deux facteurs principaux : 

– L’utilisation de l’eau géothermale riche en sels minéraux, donne à nos tomates leur particularité organoleptique.

– Nous pouvons chauffer nos serres en hiver, et maintenir la température à 17°C environ ; ce qui nous différencie des producteurs européens qui, pour la plupart d’entre eux, chauffent leurs serres en utilisant l’énergie fossile, observe le Directeur d’Exploitation de la 5ème Saison. C’est grâce à la géothermie que celle-ci parvient à cultiver des variétés de tomate de très haut de gamme, génétiquement parlant, offrant une saveur particulière.

Une empreinte carbone quasi nulle

Une Etude a été confiée à un Bureau d’Etudes français visant à comparer l’empreinte carbone des tomates produites à El Hamma avec celles cultivées en hiver en France ou en Allemagne. Le verdict était sans appel : l’empreinte carbone, transport compris jusqu’en Europe, du produit du Sud tunisien, était nettement inférieure. 

Quant à la préservation de l’eau, elle est assurée par un système de recyclage de l’eau apportée par l’irrigation : Aucune goutte d’eau n’est perdue ; consécration éloquente de la dimension “Développement durable“.

Bien que les serres étalées sur 42 hectares ne soient pas de la dernière génération, elles permettent d’avoir une régulation automatisée du climat, et d’injecter du CO2 dans la serre pour favoriser une bonne efficacité de la photosynthèse de la tomate.

Toutes les opérations de production, de conditionnement et de logistique sont effectuées d’une manière hautement professionnelle, dans les fermes de la 5ème Saison.

La majorité des variétés qu’elle produit sont récoltées, conditionnées et commercialisées en grappe. Les tomates séparées devraient passer par une calibreuse électronique pour avoir des produits homogènes à la fois au niveau de la couleur et du calibre, répondant ainsi aux exigences des clients. 

En dix ans, le groupe SanLucar a investi 50 millions de dinars pour développer la 5ème Saison. 

Il entend poursuivre l’accroissement de sa production pour développer ses parts dans les marchés où il est très peu présent. 

Rappelons que ce groupe dispose de deux autres filiales : FLORALIA, à Bizerte, spécialisée dans la production de framboises et les Perles du désert, à Gabés, une exploitation focalisé sur la production et l’exportations de raisins. 

Les trois sites totalisent 2000 emplois. 

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