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Groupement Interprofessionnel des Produits de la Pêche Une plateforme professionnelle créatrice de valeur

juillet 18th, 2019 | by admin
Groupement Interprofessionnel des Produits de la Pêche Une plateforme professionnelle créatrice de valeur
Economie
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Avec comme principal leitmotiv le développement et la promotion du secteur de la pêche et de l’Aquaculture, le Groupement Interprofessionnel des Produits de la Pêche, GIPP, ne cesse de faire valoir l’implication harmonieuse et systématique des différentes parties prenantes publiques et privées. Et c’est en intégrant concrètement les résultats de cette démarche d’implication dans le développement de ses différents projets que la crédibilité de ce processus a été maintenue au fil des ans.

Créé le 7 août 1995, le Groupement Interprofessionnel des Produits de la Pêche, GIPP, a maintenu, durant près d’un quart de siècle, son profil d’accompagnement efficace du secteur de la Pêche et de créateur de synergies entre les différents intervenants publics et privés dont l’interdépendance active n’a pas tardé à donner ses fruits.

Ses principales missions sont révélatrices de son importance capitale en tant qu’acteur de développement sectoriel : 

– Assurer la liaison entre les différentes phases par les quelles passent les produits de la pêche, dans la logique de filière ; aider les producteurs à s’y intégrer et encourager les producteurs, les transformateurs et les commerçants des produits agricoles à travailler en mode de contrats de production.

– Faciliter la concertation entre les professionnels et l’administration afin de définir les objectifs des différentes filières.

– Contribuer à l’équilibre du marché en actionnant les différents mécanismes mis en place en collaboration et en parfaite synergie avec les organismes professionnels et administratifs concernés.

– Participer à la promotion des exportations des produits de la pêche en engageant ces derniers.

– Collecter, analyser et archiver les informations, mettre en place des banques de données se rapportant au secteur de la pêche et procéder aux études concernant la réalité et les perspectives de ce secteur et les différents sous-secteurs, sur le plan national et international.

Une plateforme 

créatrice de valeur

« Le GIPP est une plateforme d’échange, de dialogue et d’initiatives de propulsion, orientée vers l’amélioration continue des indicateurs du secteur de la pêche », explique Mme Rakia Belkahia, Directrice Générale du GIPP.

« Plusieurs éléments sont déterminants pour le processus de création de valeur dans ce secteur : la détection des moyens susceptibles d’aider les entreprises du secteur à vendre mieux, à mettre en place des systèmes de Management de la qualité, à améliorer leur packaging, à prospecter de nouveaux marchés…En bref, toutes les actions et les mesures qui génèrent l’amélioration de l’indicateur global de performance, se traduisant par une progression des ventes et de la part de marché tant sur le marché local  qu’à l’export, et une orientation vers le futur », ajoute-t-elle.

Le GIPP : un nom en abrégé qui vibre d’ondes positives. Il fait figure d’idées et de pratiques innovantes avec un énorme challenge, celui de 31 hommes et femmes œuvrant en équipe et dont le taux d’encadrement est de 70%.

Le Groupement dispose d’une structure centrale, à Tunis, formée de quatre Directions : 

– Promotion de la commercialisation 

– Organisation des filières et amélioration de la qualité

– Etudes et Gestion de l’information

– et Direction administrative et financière.

Il s’est doté, également, de six antennes régionales, implantées à Kélibia, Teboulba, Mahdia, Sfax, Gabés, et Zarzis et d’une écloserie pilote de poissons marins et d’eau douce et d’un Centre démonstratif de produits de la pêche à Tabarka.

Son Conseil d’Administration, présidé par M. Noureddine Ben Ayed, Vice Président de l’UTAP, chargé de la pêche, est composé de douze membres dont un tiers est représenté par l’Administration, (ministère de tutelle, l’Agriculture, ceux de l’Industrie, du Commerce et des Finances) et les deux tiers sont des professionnels de tout bord : les producteurs et pêcheurs, les industriels de la transformation des produits de la pêche et les entreprises exportatrices des produits congelés et conditionnés.

Reconnus par leur rigueur et leur abnégation, ces membres se réunissent périodiquement pour des échanges fructueux sur les perspectives de développement intégré des différentes activités du secteur et leur adaptation aux mutations contraignantes.

Une adaptation à la 

conjoncture

« Au moment où le champ d’action des acteurs de la pêche ne cesse de se rétrécir, à cause de la surpêche, une nouvelle espèce, le crabe bleu, émerge.

Ces crabes bleus, estimés pour leur chair, constituent aujourd’hui, une aubaine pour nos exportateurs de poissons et de crustacés congelés. Ils se mobilisent, dans différentes régions pour pouvoir répondre à une demande colossale de certains pays d’Asie et des Etats-Unis d’Amérique.

En effet, les professionnels de la pêche ont été pris d’assaut par cette espèce invasive qui a submergé nos côtes, menaçant leurs filets.

Avec l’appui de l’Etat qui a mobilisé une enveloppe de 2 millions de dinars pour faire face à cette espèce dont l’émergence est en liaison avec les changements climatiques, le GIPP a mis en œuvre une stratégie visant à faire de cette menace une opportunité et une nouvelle ressource qui méritait, à juste titre, d’être valorisée à l’export.

« Cette stratégie a permis à de nombreux exportateurs de tirer profit de cette manne providentielle, en s’orientant vers les marchés demandeurs de cette espèce.

Aujourd’hui, les effets pervers ont été anéantis et c’est l’offre qui manque. Nous sommes en train d’assister les professionnels de la pêche en matière d’utilisation des engins de pêche sélectifs pour l’obtention de crabe bleu de meilleure qualité, fortement appréciées par des marchés cibles », précise la Directrice Générale du Groupement.

Nos exportateurs ont déjà saisi les différentes possibilités de la valorisation de cette espèce qui n’est plus exportée en vrac. Ils ont évolué vers des formules élaborées comme la chair de crabe ; une formule qui ne dément pas la vogue actuelle que connaît cette espèce à l’export.

Autre signe d’adaptation qui ne trompe pas : le développement cohérent des activités aquacoles surtout du loup et de la daurade pour subvenir aux besoins et aux demandes du marché intérieur et ceux de l’extérieur et soulager nos fonds de pêche qui subissent une forte pression inversement proportionnelle à l’acuité des problèmes de durabilité.

Organisation de

 la filière et amélioration de la qualité 

Qu’est-ce qui rendent les acteurs de la filière performants ? Premièrement les hommes ; deuxièmement les hommes ; troisièmement les hommes.

Partant de cette logique de développement fondée sur le capital humain, le GIPP accorde, dans le cadre de ses missions, une importance cruciale à l’Assistance et à l’Encadrement des professionnels.

Cela passe nécessairement par des cycles de formation qu’il organise et qui se rapportent aux thèmes suivants : 

– Manutention des produits de la pêche: selon quelle technique et avec quels moyens faut-il l’appréhender pour que ces produits gardent leur salubrité et leur sécurité sur le plan sanitaire.

– Maintenance des équipements frigorifiques à bord des bateaux de pêche.

– Encadrement des entreprises désireuses de mettre en place un Système de Management de la Qualité.

Selon le GIPP, on devrait partir du principe, qu’à la longue, le succès des entreprises et leur pérennité dépendent de la supériorité de la qualité de leurs produits face à ceux de la concurrence.

D’où la nécessité de mettre en lumière la qualité de leurs processus économiques de gestion.

Ainsi, le Groupement considère comme une de ses tâches essentielles de les inciter et les sensibiliser à la mise en place d’indicateurs de qualité spécifiques.

« La valorisation de ces produits passe également par la mise en place d’un système de management de la qualité. C’est un accompagnement continu que nous faisons régulièrement à travers nos représentations régionales, et grâce à l’expertise de nos cadres », indique Mme Rakia Belkahia.

Ces derniers assurent des sessions de formation dédiées aux industriels. Ceux-ci sont pleinement conscients du fait que tous les efforts déployés par leur personnel doivent aboutir à l’adéquation du produit aux attentes de la clientèle et anticiper ses exigences.

Sur le plan organisationnel, le Groupement cherche à établir la cohésion du secteur  à travers des liens d’interdépendance naturelle entre les filières. Il encourage, justement, les producteurs, les commerçants et les transformateurs des produits de la pêche à optimiser leurs relations transactionnelles à travers des contrats de production et à créer des sociétés mutuelles et des groupements de développement ; sachant que l’Union fait la force.

« Etant à l’appui du ministère, notre Groupement détermine les thématiques de son programme d’actions à la lumière des préoccupations de l’heure.

Nous nous sommes, en ce moment, attelés sur la Mise à Niveau du secteur qui se penche sur des questions de fond, en phase avec le ministère qui se mobilise en ce moment pour la préparation de la visite d’inspection qui sera effectuée par l’équipe du Conseil de l’Union Européenne ; indique-t-elle.

L’objectif étant d’assurer la transparence du marché et la traçabilité du produit qui se définit comme étant l’aptitude à retrouver l’historique, l’utilisation ou la localisation d’un produit au moyen d’identifications enregistrées et qui est devenue une exigence règlementaire pour le commerce international des produits de la pêche.

Cette traçabilité est établie à toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution de ces produits et se cristallise à travers des systèmes et des procédures permettant de mettre l’information en question à la demande des services concernés.

Régulation du marché

et amélioration de 

la commercialisation

Le principe de régulation du marché a rendu nécessaire la mise en place par le GIPP de mécanismes d’absorption des excès de production des poissons bleus.

Le GIPP se charge d’assurer le déblocage  des subventions accordées pour couvrir les frais  de congélation et de stockage de cinq mille tonnes par an de sardine et de sardinelle, au profit des industriels de la conservation, aide les commerçants à l’écoulement de cinq cents tonnes par an de poissons à l’intérieur du pays et met à la disposition des professionnels des camions frigorifiques de grande capacité pendant la période estivale. Le Groupement organise des Campagnes de sensibilisation dédiées aux commerçants, des journées de dégustation des produits de la pêche et contribue à l’aménagement des points de vente du Producteur au consommateur.

Tirer profit de la Coopération internationale

Le GIPP a réussi, incontestablement, à établir une stratégie de coopération internationale et, de ce fait, à conclure des accords solides et fructueux. Cette coopération interrégionale lui a permis de profiter des avantages d’un vaste échange d’expériences, symbole de son ouverture vers l’Europe, notre premier partenaire économique.

On peut en citer le Projet Biotechnologie marine, vecteur d’Innovation et de Qualité (Bio Vec Q) dont le GIPP a été partenaire.

De nombreuses actions ont été mises à profit des participants au Projet dont le GIPP :

– Une analyse du secteur halio-alimentaire / Bioproduits dans les régions tunisiennes et siciliennes ; 

– L’harmonisation des procédures de travail concernant la détermination de la qualité de fraîcheur/ sanitaire des produits halio-alimentaires, la traçabilité et la manipulation post-pêche des produits aquatiques ; 

– Le développement de nouvelles procédures par le biais d’une technologie innovante de transformation des produits aquatiques, d’extraction et de production de bioproduits ; 

– Le transfert des résultats de la recherche entre les différents acteurs du secteur, la création d’une plateforme d’information et de service et d’un laboratoire transfrontalier LT-Bio Vec Q.

De son côté, le GIPP a contribué aux travaux menés dans le cadre de ce Projet avec la réalisation d’une Etude portant sur l’attitude des consommateurs vis-à-vis des produits halio-alimentaires et des bio produits aquatiques et la mise en place de deux machines à glace à bord de deux sardiniers.

Le Groupement était également partenaire du Projet initié par le FAD-AID, portant sur « le Renforcement de la filière de la pêche en eau douce en Tunisie-création d’emploi pour femmes et jeunes de la région du Nord Ouest de la Tunisie.

D’un coût total de 3,4 millions de dinars, ce Projet a eu le mérite d’avoir amélioré les capacités organisationnelles des groupes de pêcheurs et d’avoir créé de nouvelles opportunités d’emploi à partir de la valorisation durable des ressources locales pour les jeunes et les femmes dans le secteur de la pêche et des activités d’intégration dans la région du Nord Ouest.

Par ailleurs, cette année, dans le cadre de la Coopération suisse, le Groupement a bénéficié avec le CEPEX, l’UTICA et l’APIA, de l’accompagnement assuré, par le « Swiss Import Promotion Programme, SIPPO », en vue d’amener les exportateurs de produits de la pêche à mieux vendre et à améliorer leurs parts de marché.

Le GIPP a signé des conventions cadre avec le District de la Pêche de la région sicilienne, COSVAP et la Chambre algérienne de la Pêche et de l’Aquaculture.

Promouvoir les exportations : 

une mission fondamentale  

Dans ses propos, Mme Rakia Belkahia met toujours l’accent sur un message primordial : « Exporter mieux ». Un message qui requiert une importance capitale vu l’importance capitale de l’export principal moteur de la croissance.

Il est évident que l’exportation de produits élaborés et par conséquent valorisés, selon un système d’industrie de transformation novateur, a des bienfaits qui se manifestent à la fois dans les recettes de l’entreprise et dans les caisses de l’Etat en devises.

 Le Groupement est l’organisateur de la participation tunisienne au Salon VIGO en Espagne, et  co organisateur avec l’APIA du stand Tunisien au seafood Bruxelles et participe aux  Salons de Shanghai, de l’Algérie et de Serbie ;par ailleurs ; il sera présent au Salon de Dubaï, la plateforme commerciale internationale, dans le but d’étudier les opportunités que cette plateforme pourrait offrir aux produits de pêche tunisiens.

Sa participation au Salon Halieutis au Maroc,dans le cadre du Projet SIPPO, a été une bonne opportunité  pour prospecter et s’ouvrir sur l’Afrique.

 L’Afrique, de l’avis de tous, est un continent qui offre une multitude de débouchés pour les entreprises tunisiennes exportatrices de produits de la pêche en quête de nouveaux marchés.

Une étude sera lancée pour déterminer les spécificités des marchés africains, et s’assurer que les conditions de réussite soient réunies. L’exportation vers l’Afrique est notre chantier pour 2020  »; souligne la Directrice Générale du Groupement.

D’ailleurs, ce dernier a signé une Convention avec la CCIS qui a une riche expérience et une longueur d’avance dans la manière d’aborder ce continent où se trouve le salut de la Tunisie.

En somme, la Tunisie ne peut plus se contenter de l’export des produits classiques et des destinations traditionnelles. Elle doit redoubler d’efforts pour décrocher des contrats dans des marchés nouveaux sur les différents continents.

Etude et veille économique

Dans un monde ou le rythme de changement est assez évolutif, il n’est pas étonnant que le GIPP accorde un intérêt particulier à la réalisation d’Etudes et à l’information économique.

Ses Etudes ont porté sur la commercialisation des produits de la pêche à l’intérieur du pays, la filière des poissons d’eau douce, le comportement des consommateurs vis-à-vis des produits halio-alimentaires et des produits aquatiques, la création des sociétés mutuelles…

Elles se sont, également, focalisées sur le crabe bleu, les tendances du marché international et les aspects de qualité y afférents.

L’évaluation globale des performances du GIPP ont, aussi, fait l’objet d’une étude visant à situer cet organisme par rapport aux objectifs qui lui sont assignés et à remédier aux insuffisances éventuelles.

Menée il y a  dix ans, cette Evaluation vient d’être actualisée pour examiner la pertinence et l’efficacité de l’organigramme actuel et l’utilité d’opter pour une organisation transversale participative et flexible. Elle vise, aussi, à savoir comment le Groupement pourra répondre au mieux aux attentes des entreprises du secteur et à leurs préoccupations regroupées en quatre catégories : la qualité, le délai, et la combinaison performance-service. 

Avant la fin de l’année en cours, le GIPP organise un symposium sur la Durabilité des ressources halieutiques pour tirer avantage des solutions de Développement Durable, un concept dont le secteur de la pêche est directement concerné.

Le Groupement dispose d’une base de données sur le secteur de la pêche et de l’aquaculture en Tunisie. Il élabore et diffuse des supports de communication pour informer et sensibiliser les opérateurs du secteur.

Il fait appel à l’ensemble des techniques de veille et de vigilance ; mais aussi d’action, pour aller activer l’information utile et pertinente, outil de prise de décision, là où elle se trouve.

« Il est nécessaire de rappeler que le pas décisif qui nous fait passer de l’information-connaissance à l’action  reste tributaire de l’importance accordée à la digitalisation des données et à l’intégration des Tic’s dans le système de management de notre institution »

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