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A 18 mois de l’achèvement d’une mise en œuvre rigoureuse de la stratégie du développement de la Pêche et de l’Aquaculture … Un Bilan et des ambitions

juillet 18th, 2019 | by admin
A 18 mois de l’achèvement d’une mise en œuvre rigoureuse de la  stratégie du développement de la Pêche et de l’Aquaculture … Un Bilan et des ambitions
Economie
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Rien de plus logique que d’avoir les reins solides dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, dans ce pays de la rive Sud de la Méditerranée qu’est la Tunisie. Cependant, malgré les acquis importants, le secteur est confronté à des problèmes engendrés par des phénomènes disséminés entre le structurel et le conjoncturel.

Faire face aux situations urgentes s’impose ; mais « le salut passe par l’implication et la mobilisation concordante de tous les intervenants dans une stratégie en quatre axes 2016-2020. »

« Une stratégie qui vise à faire de la pêche et de l’aquaculture un secteur révélateur de l’excellente santé que devrait avoir l’économie durable de la mer en Tunisie », explique M. Ridha Mrabet, Directeur Général de la Pêche et de l’Aquaculture au ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche dans l’entretien suivant. 

La Revue de l’Entreprise : 

Comment se présente, aujourd’hui le secteur de la Pêche et de l’Aquaculture en Tunisie ?

M. Ridha Mrabet : 

Nul ne peut sous-estimer la place qu’occupe le secteur de la Pêche et de l’Aquaculture dans la vie économique et sociale de la Tunisie.

Ayant l’avantage d’être un pays totalement ouvert sur la rive Sud de la Méditerranée, notre pays dispose de près de 1400 kilomètres de Côtes marquées par la diversité de leurs aspects spécifiques depuis le Nord jusqu’au Sud. Cette diversité a imprégné les pêcheries tout au long du Littoral : celles du Nord diffèrent totalement de celles du Golfe de Gabès, considéré comme la pépinière de la Méditerranée.

Les chiffres clés du secteur sont suffisamment éloquents : 

– 1400 kilomètres de côtes sans compter les îles et les lagunes

– 53 mille professionnels entre marins, mécaniciens et patrons de pêche.

– Le même nombre de professionnels exercent, indirectement, dans des activités connexes comme la construction et la réparation navale, les industries de transformation et de congélation des produits de la pêche.

– 14.000 unités de pêche dont 80% sont des embarcations de petite taille destinées à la pêche côtière. Le reste : ce sont des chalutiers, des sardiniers et des thoniers.

– Une production nationale de 110 mille tonnes de poissons par an, répartis entre des espèces pélagiques (40%) et des espèces benthiques (60%). A cette production s’ajoute celle de l’Aquaculture qui varie de 20 à 22 mille tonnes par an.

Cette production qui dépasse légèrement les 130 mille tonnes est loin de se comparer avec celle du Maroc estimée à un million cinq cents mille tonnes par an. Un volume qui s’explique par la frange de la Méditerranée et l’ouverture sur l’Atlantique dont jouit la position géographique de ce pays.

Cependant, les espèces typiques de notre Littoral comme la crevette royale sont très demandées et se vendent à des prix forts.

– 41 Ports de pêche côtiers et hauturiers aux quels s’ajoutent celui de Sidi Mansour au Nord-Est de Sfax, en cours de construction et l’extension de la gare maritime de Sidi Youssef à Kerkennah avec un bassin dédié à la Pêche.

La Revue de l’Entreprise : 

De quoi se compose l’infrastructure institutionnelle chargée de la gestion du secteur de la pêche et de l’aquaculture en Tunisie ?

M. Ridha Mrabet : 

La gestion du secteur est confiée à la Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture qui relève du ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.

Dans un souci d’efficacité, une multitude d’organismes ont été créés : Le Centre Technique d’Aquaculture, focalisé sur l’assistance technique des Projets aquacoles, l’Agence des Ports et des Installations de Pêche, APIP, qui s’occupe de la gestion, de la maintenance des Ports et offre des prestations aux embarcations de pêche, le Groupement Interprofessionnel des Produits de Pêche, GIPP, qui se charge d’assister les professionnels du secteur, de valoriser et de promouvoir leurs produits ; l’Institut National des Sciences et Technologies de la Mer, INSTM, qui s’occupe de la Recherche-Développement, les estimations des stocks, l’introduction de nouvelles espèces, la biodiversité et la biotechnologie marines.

Quant au volet Formation, il est assuré par l’Agence de Vulgarisation et de Formation Agricoles, AVFA, qui dispose de huit centres et écoles de pêche, répartis sur toutes les côtes : centres de Teboulba, de Sfax, de Zarzis, où sont formés les futurs marins, patrons de pêche et mécaniciens.

Il convient de signaler que l’effort déployé dans ce secteur est collectif et que notre travail s’effectue avec l’implication des professionnels ; clé de voûte de l’application aisément des différentes réglementations.

Nous collaborons d’une manière très étroite avec l’UTAP. 

De nombreux comités de gestion ont été créés à l’échelle tant nationale que régionale, pour étudier ensemble toutes les questions et trancher les litiges.

Pour toute campagne, des réunions sont organisées pour pouvoir se décider à la lumière des informations communiquées par l’ensemble des intervenants. 

Nous sommes également très ouverts sur la scène des pêches internationale. 

La Tunisie est parmi les 23 pays qui bordent la Méditerranée et la Mer Noire, membres de la Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée, CGPM.

Créée en 1949 afin de jouer un rôle actif pour la conservation des stocks Halieutiques dans les eaux internationales de la Méditerranée, cette Organisation a pour mission de promouvoir le développement, la conservation et la gestion des ressources marines vivantes, d’élaborer et de recommander des mesures de conservation et de promouvoir des projets coopératifs de formation.

Nous adhérons aux projets mis sur pied par la FAO, l’institution des Nations Unies la plus indiquée pour promouvoir une approche globale de la gestion des pêches.

La Tunisie est également membre de l’ICCAT (la Convention Internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique)

Nous participons au Comité d’application des mesures de conservation et de gestion de l’ICCAT, à son groupe de travail permanent dédié au dialogue entre halieutes et gestionnaires de pêcheries, pour déterminer les quotas chaque année ; sachant que la conservation des espèces pélagiques constitue toujours une priorité.

Pour notre quota de pêche de thon rouge, nous participons chaque année à la discussion pour sa détermination à la hausse ou à la baisse.

Ces dernières années, notre quota est à la hausse ; c’est d’ailleurs pourquoi nous avons mis au point un programme sur trois ans pour élargir le spectre des autorisations.

C’est dans ce cadre que nous avons accordé 20 autorisations spécialement pour la pêche du thon rouge à de nouveaux sardiniers pour équilibrer l’exploitation de ces ressources ; car il y a un conflit entre les sardiniers dont les captures ciblées sont l’aliment préférées du thon et les thoniers qui ne se sentent pas concernés par la question.

Nous avons pu convaincre l’ICCAT de l’utilité de cette action d’équilibrage entreprise dans le système de gestion entre thoniers et sardiniers.

La Tunisie est également engagée dans la préservation des espèces menacées comme les tortues, les dauphins et entretient de bonnes relations avec les Instituts de Recherche-Développement-Innovation européens comme l’IFREMER. 

Il est également utile de signaler l’importance des projets de collaboration avec les Japonais qui sont passés maîtres de la cogestion des Ressources marines.

C’est le mode de gestion participatif rassemblant tous les intervenants que nous allons introduire dans le secteur, en Tunisie, surtout pour les pêcheries caractérisées par des spécificités tunisiennes comme la palourde, le corail rouge et les éponges. 

La Revue de l’Entreprise :

Peut-on affirmer que la transition de la Tunisie d’une gestion conventionnelle des pêches à la cogestion sera consolidée dans les années à venir ?

M. Ridha Mrabet :

Dés les années 1990, une Etude sur la transition vers une pêche durable, menée à l’échelle mondiale à partir de vingt-cinq cas d’étude, a souligné les succès de la cogestion en matière d’aménagement des pêches.

A partir de cette date, les gouvernements et les agences de développement ont promu de nombreux programmes de cogestion des pêcheries.

Les pays en développement comme la Tunisie en sont concernés ; mais la promotion de la cogestion nécessite un remodelage institutionnel fondé sur une décentralisation effective.

C’est à l’échelle régionale et locale que la structure de cogestion peut s’occuper de l’évaluation des stocks, l’effort de pêche, la vente des produits et l’achat des équipements. Nous tenons à ce que ce modèle de gestion participatif, réponde aux enjeux principaux des pêcheries et agisse sur les leviers nécessaires à une meilleure gestion.

La Revue de l’Entreprise : 

Quelles sont les difficultés qu’affronte le secteur des pêches en Tunisie, caractérisé par la coexistence de pêcheries artisanales et industrielles et par des enjeux importants en termes de sécurité alimentaire, d’emplois directs et indirects, de valeur ajoutée et d’exportations ?

M. Ridha Mrabet : 

Le problème majeur dont souffre le secteur demeure encore la sur-exploitation des stocks et des ressources marines. Il est engendré par l’utilisation d’engins illicites comme le mini-chalut, la pêche non autorisée dans certaines zones. Loin d’être spécifique pour la Tunisie, ce phénomène est dominant dans la Mer méditerranée à cause de la rareté des stocks de poissons.

Au Golfe de Gabès qui est le plus touché, cet engin racle le fond de la mer et ramasse tout, la flore et la faune sans distinction entre espèces pélagiques et espèces benthiques tandis que l’autorisation se limite aux pélagiques.

L’accentuation de l’effort de pêche se faisait au détriment de la conservation naturelle des ressources halieutiques.

En 2005, on a pris la décision de gérer convenablement l’effort de pêche visant les espèces benthiques. Malheureusement, les mesures prises n’ont pas été respectées. En se référant aux résultats de l’étude d’évaluation des stocks menée par l’INSTM, il a été décidé de diminuer l’effort de pêche au Golfe de Gabès de 30%. Devant les difficultés rencontrées, il n’y avait plus de choix : l’activité a été gelée. 

Nos ressources ont été également touchées par la pollution marine ; plus particulièrement au Golfe de Gabès dont l’écosystème a été détérioré par le phosphogypse, rejeté en mer par les usines du Groupe Chimique Tunisien.

Le secteur subit également l’effet néfaste des changements climatiques. En effet, il suffit d’avoir une augmentation de la température d’un degré pour que l’écosystème marin soit perturbé ; et que les mauvaises espèces en compétition avec les espèces autochtones s’introduisent dans notre espace de pêcheries.

Sur le plan économique et en termes de services dédiés au secteur, il y a lieu de souligner la dégradation de la rentabilité des activités de pêche et du revenu des marins pêcheurs et la détérioration des infrastructures au niveau de certains ports. C’est d’ailleurs pourquoi l’APIP s’est déjà mobilisée pour la réalisation d’un ambitieux programme de restructuration et de réhabilitation des différents Ports de pêche.

La Revue de l’Entreprise : 

Nous savons que le ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche a mis en œuvre une Stratégie 2016-2020, pour améliorer les performances du secteur de la Pêche et de l’Aquaculture, remédier à ses insuffisances et instaurer la pêche durable.

Quels sont les axes autour des quels s’articule cette stratégie ?

M. Ridha Mrabet : 

La Stratégie du ministère qui s’étale entre 2016 et 2020 se concentre clairement sur les leviers de développement des activités halieutiques et aquacoles.

Cette stratégie, réalisée à 80%, vise à garantir que la pêche et l’aquaculture soient durables sur les plans économique, social et environnemental et qu’elles puissent subvenir aux besoins des citoyens en aliments et contribuer à l’amélioration de la balance commerciale du pays.

Cette Stratégie s’articule autour de quatre axes qui constituent des objectifs prioritaires : 

1- La préservation des ressources halieutiques et marines :

 Pour atteindre cet objectif, il a fallu esquisser une batterie d’instruments : 

– Le renforcement des moyens de contrôle en mer et à terre à travers le recrutement de 70 garde-pêches. Ces derniers s’ajoutent aux 150 garde-pêches qui appartiennent aux autres ministères, l’Intérieur, la Défense Nationale et la Douane.

D’autres efforts ont été consentis pour l’acquisition de moyens de navigation et de contrôle en renfort à ceux déployés par le ministère de la Défense, (la Marine nationale), le ministère de l’intérieur (La Garde nationale) et la Douane.

Aujourd’hui, la Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture dispose de deux unités rapides de contrôle, mobilisées pour la dissuasion de la pêche illicite. Celle-ci est également combattue par l’installation de récifs artificiels, en tant que mesure dissuasive pour les engins prohibés et les filets d’une part et un refuge pour certaines espèces en quête d’endroits de procréation d’autre part.

Dans le même contexte, nous avons déjà entrepris la mise en œuvre du Système de Suivi par Satellite qui devrait nous aider à suivre toutes les unités équipées d’un module de liaison. C’est une recommandation de la CGPM que nous avons appliquée aux unités supérieures à 15 mètres, soit 970 embarcations de pêche. 60% sont déjà équipées et nous prévoyons que toutes les unités le seront à la fin de l’année courante.

Le Système VMS est aussi un outil de sauvetage en cas de détresse. Il est subventionné par l’Etat à hauteur de 50% soit 3500 dinars.

Pour la pêche côtière, le suivi est beaucoup plus simple puisqu’il suffit d’avoir un Abonnement Internet et en contre partie, le marin pêcheur bénéficie d’une subvention supplémentaire de 5% sur le prix du carburant.

Par ailleurs, tous les bateaux de pêche supérieurs à 7m de long doivent tenir un journal de bord, permettant à l’équipe d’inspection de vérifier si les captures conservées à bord sont conformes aux dispositions règlementaires de pêche.

Partant du fait que l’information soit un outil de prise de décision, nous avons implémenté au sein de notre Direction Générale un système informatique décisionnel, appelé SIT, pour mieux gérer les flux d’informations sur le secteur. La phase pilote se concentre sur trois régions : Bizerte au Nord, Monastir au Centre et Sfax au Sud du pays. Une consultation portant sur le traitement des données et leur archivage sera lancée avant la fin de l’année. C’est ainsi que nous migrons d’un Système d’archivage matérialisé à un Système électronique plus fiable, actualisé et disponible en temps réel.

En parallèle, nous lancerons une Etude pour le recensement de la flottille, de toutes les structures de la pêche et de l’aquaculture, de professionnels et de la communauté de professionnels opérant dans ces activités.

Cette Base de données électronique concerne à la fois la pêche et l’aquaculture. Concernant cette dernière, la Base comportera toutes les données sur les projets aquacoles, leurs coordonnées géographiques, la technique d’élevage utilisée, la capacité de production, les espèces…

Ce Système d’Information sera une aubaine tant pour l’administration que pour les décideurs et les investisseurs.

2- Amélioration de la rentabilité du secteur de la pêche et de l’aquaculture : 

La fonction territoriale nécessite une pêche qui n’ait pas pour unique mission de produire ; mais aussi de maintenir le paysage piscicole ainsi qu’un monde marin vivant, heureux, équilibré et générant de la valeur ajoutée et des emplois.  C’est d’ailleurs pourquoi le second axe de la stratégie prévoit des subventions qui arrivent jusqu’à 55% du coût de l’engin ou de la technique utilisée respectueux de l’environnement.

La protection sociale des pêcheurs est prise en considération dans cette stratégie. Un Dossier portant sur cette question est en cours de préparation par notre Direction, la Profession et le Centre des Etudes sociales relevant du ministère des Affaires sociales.

Du point de vue strictement économique, la stratégie vise également à assurer une meilleure rentabilité pour les activités de pêche et d’aquaculture et une meilleure allocation des ressources. 

En effet, la réticence des jeunes face aux offres d’emploi provenant du secteur est due à un problème de rentabilité et de stabilité

3- Amélioration des services et bonne gouvernance du secteur :

 ce troisième volet stratégique vise à promouvoir un modèle de prestations portuaires selon un plan directeur qui couvre tous les Ports de pêche du Nord au Sud et se traduit par de grandes opérations d’extension, d’aménagement, de protection ou de mise à niveau.

Quatre Projets ont déjà démarré : Sidi Youssef à Kerkenah, Sidi Mansour à Sfax, Teboulba et Kalaate Al Andalouss.

Les interventions au Ports de Zarzis, Bizerte, Gabés et El Ketf, sont en phase d’achèvement. 

Cette stratégie marque aussi le début d’une nouvelle ére dans la gouvernance du secteur.

Actuellement, celle-ci s’effectue au sein de la Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture en relation avec le ministère, au niveau central et des arrondissements de pêche au niveau de chaque gouvernorat.

Ce système est remis en cause, compte tenu de l’absence de coordination. Ces arrondissements font partie des CRDA qui sont plus souvent submergés par une multitude de problèmes provenant des agriculteurs. Une situation qui laisse peu d’espace pour la pêche. 

D’où la nouvelle orientation qui consiste à intégrer les arrondissements à la Direction Générale de la Pêche et de l’Aquaculture qui sera dénommée “Délégation nationale de la Pêche et de l’Aquaculture“, en parfaite synergie avec les Délégations régionales ex-arrondissements.

Nous allons donc accréditer l’idée d’une dynamique inverse partant du Local et régional vers le central ; donner plus d’autonomie financière et aptitude de gestion à la structure locale pour un surcroît d’efficacité et d’efficience. 

Une commission auprès du ministre sera constituée ; elle regroupera tous les intervenants dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture. Le démarrage du nouveau modèle de gouvernance semble bien s’être fait avec la parution au Journal officiel de la décision relative à la création du Secrétariat Général des Affaires Maritimes. Il prendra en charge la gouvernance de tout le système de pêche et d’aquaculture sur tous les plans, économique, social et environnemental. 

4- Développement de l’Aquaculture : 

Impulsée par le CTA et les initiatives privées qui tablaient sur les avantages comparatifs du pays, la filière aquacole est pénalisée, aujourd’hui, par deux handicaps majeurs : coût élevé de la production et faible rentabilité.

Le problème de coût non maîtrisable est dû à la dépendance des fermes aquacoles en termes d’aliments et d’alevins, de l’étranger.

La stratégie tient, donc, compte de la logique d’autosuffisance en matière d’intrants qui représentent 70% du coût de la production : inciter les investisseurs à s’implanter dans les pays riches en matière première pélagique comme la sardine, principal composant de l’aliment dédié à l’élevage aquacole. 

M. Hédi Nakbi, conscient de la problématique, a déjà une unité de production de farine de poissons en Mauritanie.

Pour la composante “alevin“, l’objectif est de créer 5 écloseries en Tunisie, dont deux sont en construction et entreront en production en 2020. 

Les cinq écloseries produiront 200 millions d’alevins ; sachant que nos besoins aujourd’hui sont de l’ordre de 160 millions. 

Un autre vecteur de développement de la filière : la diversification d’espèces. 

Dans le cadre de la coopération tuniso-chinoise, il y a eu la création à Melloulech, d’une ferme pilote d’élevage d’une espèce de crevette. 

De multiples formes de diversification sont à l’étude en termes de rentabilité et d’impact environnemental. 

L’objectif est d’atteindre 26 mille tonnes de produits aquacoles en 2020. 

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