breaking news

43ème Assemblée Générale de la FANAF…

mars 15th, 2019 | by admin
43ème Assemblée Générale de la FANAF…
Economie
0

Le développement des assurances africaines 

passe par une structure de 

marché dynamique et stimulante

En Février 2019, la Tunisie est devenue une terre d’accueil pour le monde des Assurances africaines et la grande communauté des Assureurs.

 La Fédération des Sociétés d’Assurance de Droit National africaine, FANAF, a organisé sa 43ème Assemblée Générale Ordinaire , à l’hôtel Laico, à Tunis du 17 au 21 février 2019.

a 43ème Assemblée Générale de la Fédération des Sociétés d’Assurance de Droit National Africaine, FANAF, qui s’est déroulée à Tunis du 17 au 21 février 2019 a été, incontestablement, l’un des principaux évènements qui ont marqué la scène socio-économique en Tunisie, en début de cette année.

« Dans sa mission existentielle de développement du secteur des Assurances, de la Réassurance, de la micro-Assurance et plus généralement de l’amélioration du service rendu au public, la FANAF tient chaque année, en marge de son Assemblée Générale Ordinaire, un symposium dans le but d’entretenir la réflexion et les échanges sur des problématiques d’actualité de l’industrie des Assurances. Ainsi, après l’Edition de 2018 à Kigali (Rwanda) qui a invité les délégués à repenser « l’Assurance africaine à l’épreuve des disruptions», l’Assemblée Générale de 2019, pour rester dans la continuité de la réflexion, est placée sous le thème central : « Quelle structure de marché pour promouvoir le développement de l’Assurance africaine ? ». C’est ainsi que M. Adama Ndaye, Président de la FANAF a situé cet évènement dans son contexte.

« En effet, a-t-il ajouté, le développement du secteur des Assurances repose, certes, sur la qualité de ses acteurs ; mais il reste également corrélé à la nature de son environnement règlementaire, financier, etc. Chacune de ces composantes qui exercent une influence notable sur la structure de marché, mérite l’engagement d’une réflexion approfondie, eu égard aux diverses transformations majeures que subit l’industrie des Assurances africaines ».

Un secteur en quête

 d’une stratégie

 de Développement 

Lors de la Conférence inaugurale, tenue le lundi 18 février 2019 et les deux Tables rondes CIMA-FANAF et FANAF-FIAC, aux quels ont pris part de nombreuses personnalités tunisiennes, africaines et européennes du monde des assurances et de l’économie, le premier constat a porté sur les insuffisances qui ont entravé le développement du secteur des Assurances en Afrique.

Ce secteur dénommé dans les propos du Président de la FANAF « industrie » ne s’est pas suffisamment développé à l’instar des pays industrialisés où l’Assurance est une véritable industrie. « L’analyse de l’environnement interne et externe du secteur des Assurances en Afrique révèle une réelle faiblesse de ses infrastructures comme en témoignent, d’ailleurs, quelques indicateurs révélateurs tels que le modeste taux de pénétration des prestations de l’Assurance dans les économies des différents pays du continent : le ratio primes/ PIB ne dépasse pas la moyenne de 1% (excepté Afrique du Sud); contre une moyenne mondiale de 6,5% et dépassant les 10% dans certains pays européens et asiatiques. De même, les dépenses consacrées par le citoyen africain à l’assurance ne dépassent pas 54 dollars contre une moyenne mondiale qui dépasse les 650 dollars ! », a affirmé Mme Lamia Ben Mahmoud, Présidente de Tunis Re et membre du Comité local d’organisation de la 43ème Assemblée Générale de la FANAF dans l’interview publiée dans cette Rubrique. (lire p25-27)

Des changements

 structurels font défaut

Un immense intérêt a été accordé aux quatre panels autour des quels le symposium s’est articulé : 

Infrastructure minimale de marché pour accompagner le développement du secteur des Assurances avec la participation de M.Mamadou Sy, ancien Secrétaire Général Adjoint de la  CIMA et DNA (MALI), Mme Souheila Chabchoub, Président Directeur Général de la COTUNACE et Dr. Andrew Crépin Gwodock, Administrateur Directeur Général de la SCG-RE (Gabon).

Enjeux de la régulation et de la supervision avec la contribution de M. Mamadou G.K. Kone, Administrateur Directeur Général d’Allianz-Vie (Côte d’Ivoire), M. Pierre Pilorge, du Cabinet Ernst &Young, M. Christian Pierotti, Directeur des Affaires européennes et internationales de la FFA (France).

Quel capital humain pour le développement de l’Assurance africaine ? A cette question des éléments de réponse ont été développés par M. Mohamed Ali Jebira, du cabinet Deloitte et Mme Marie Thérèse Boua, DRH de NSIA (Côte d’Ivoire).

La Finance au service de l’Assurance avec la participation de M. Adama Diallo, DGA de la SONAVIE (Mali), M. Moncef Cheikh Rouhou, Professeur affilié d’économie managériale et de Finance internationale à HEC de Paris. 

Lors de ces panels, on était unanime : Le développement du secteur des Assurances en Afrique est étroitement lié au processus du développement socio-économique des pays du continent. Outre une augmentation des revenus par habitant, ce processus devrait impliqué des changements fondamentaux dans la structure de l’économie. Deux de ces changements structurels les plus importants sont la part croissante de l’industrie, accompagnée d’une baisse de celle de l’agriculture, dans le PIB ; et l’augmentation de la part de la population urbaine par rapport à la population rurale.  Malheureusement ces changements n’ont pas eu lieu. Une défaillance qui s’est répercutée négativement sur le développement des services marchands d’une manière générale et du secteur des assurances plus particulièrement. 

Par ailleurs, La théorie économique tend à considérer le contexte institutionnel comme base fondamentale pour le développement des différents secteurs de production de biens ou de services comme les Assurances. Cependant, tout développement devrait porter sur les modalités de création d’institutions qui le facilitent en tout premier lieu.

La question à la quelle la plupart des pays africains n’ont pas pu répondre est la suivante : comment créer et développer le marché des assurances au fonctionnement efficace ? L’Etat est-il en train de prendre en charge les fonctions qui sont normalement dévolues au marché ?

Si le secteur de l’assurance africaine accuse un retard et que sa croissance est faible par rapport au niveau de croissance économique réalisé d’une année à l’autre, c’est parce que, structurellement, il est accablé par des distorsions ainsi que la faiblesse du rôle de régulation et l’absence de mesures réglementaires structurantes et stimulantes.

Par ailleurs, en Afrique, les sinistres de tous types surviennent parfois tous les jours ; mais la culture de l’assurance tarde à s’imprégner dans les us et coutumes. Même les assurances obligatoires, qui dominent le chiffre d’affaires des compagnies d’assurance, sont considérées comme « un mal nécessaire ». Ce n’est donc pas étonnant que le taux de pénétration des assurances en Afrique se situe si bas (1% en moyenne). 

Les assureurs indiquent que l’Afrique réalise à peine 10% du chiffre d’affaires mondial du secteur et que l’Afrique du Sud où la culture des assurances est plus développée, fait l’exception en se taillant la part du lion. 

Tous les participants s’accordaient à estimer que le développement des assurances en Afrique passe, obligatoirement, par une structure dynamique de marchés, sans la quelle les performances du secteur seraient condamnées à demeurer faibles.

http://fanaf2019.org/public/fr/event/intervenant

Laisser un commentaire