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Accompagner les startuppeurs pour qu’ils volent de leurs propres ailes

janvier 22nd, 2019 | by admin
Accompagner les startuppeurs  pour qu’ils volent de leurs propres ailes
Economie
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Lors d’une cérémonie organisée le 30 novembre 2018 à l’Hôtel d’Entreprises de la Technopole de Sfax, M. Fetah Krichène a annoncé la bonne nouvelle : la signature de la Charte de fondation de CoStarT, l’incubateur de la Technopole, en partenariat avec la CJD, le Centre d’Affaires de Sfax, l’UTICA, la CONECT, l’UPMI, la CCIS, l’Université de Sfax et Djagora Academy. Ainsi, la Technopole peut se féliciter d’avoir « bâti » une structure sur un rebond de l’activité et de la confiance.

« A Sfax, nous voulons que l’approche technopolitaine joue le rôle d’un véritable catalyseur et d’un levier de développement socio-économique de la région », affirme M.Fetah Krichène, Président Directeur Général de la Technopole de Sfax.

En effet, celle-ci se révèle être fédératrice en faveur d’importantes perspectives de développement, en rapport aux potentialités dont dispose la ville de Sfax : « Créé en juin 2018 par la Technopole de Sfax, CoStarT est un nouvel incubateur qui met en réseau collaboratif la Technopole et les acteurs de l’écosystème de la ville, à savoir l’UTICA, la CONECT, l’UPMI, la CCIS, le Centre d’Affaires de Sfax, le Centre des Jeunes Dirigeants, l’Université de Sfax et Djagora Academy ; explique Mme Lobna Miladi Mallek, Manager de CoStarT.

Son œil s’illumine quand elle évoque la mission de cet incubateur : « Développer les métiers de demain, ceux de la Néo-Economie, en accompagnant les jeunes créateurs d’entreprises spécialisées dans les TIC et l’économie digitale, et en renforçant les fondements de leur réussite entrepreneuriale ». 

« A travers la collaboration entre CoStarT et les différents acteurs de la vie économique de la région, nous visons à renforcer les compétences managériales personnelles des jeunes entrepreneurs qui, à partir d’une idée, d’une intuition, d’un savoir-faire, d’une opportunité, se lancent dans l’aventure, une aventure risquée puisqu’à côté de réussites éclatantes, les échecs sont nombreux mais nous devons les éviter. Si nous les accompagnons, chacun dans sa spécialité, c’est parce que nous voulons que ces aventures soient couronnées de succès », ajoute-elle.

Au sein de cet incubateur, tous les acteurs, en parfaite symbiose, conjuguent leurs efforts pour créer un environnement propice, à l’éclosion et au développement d’entreprises innovantes, faciliter la tâche aux jeunes entrepreneurs et pour soutenir les nouvelles pousses en phases d’amorçage et de développement dont la réussite est nécessaire pour leur pérennité.

« Aujourd’hui, nous célébrons la signature par tous les partenaires de la Charte de fondation de notre incubateur, CoStart. Le challenge majeur réside dans la création d’entreprises innovantes dans le domaine des TIC et de l’Economie digitale dans cet espace, notre incubateur. Cette Charte est un engagement de l’ensemble des acteurs, ici présents, à œuvrer de concert pour soutenir efficacement les start-uppeurs », précise M. Fetah Krichène.

Et d’ajouter : « En juin 2018, nous avons déjà préparé notre modèle d’accompagnement collectif et individuel en collaboration étroite et durable avec nos partenaires. L’objectif étant d’assurer les conditions de réussite aux nouvelles créations qui voient le jour au sein de notre pépinière».

Aider le jeune  Startuppeur 

à voler de ces propres ailes

Tous les théoriciens de la création d’entreprise s’accordent à penser que la jeune petite entreprise et son environnement local ont tout à gagner d’une véritable interaction. D’une part, la survie des entreprises en démarrage s’en trouvera améliorée ; et, d’autre part, et principalement par induction, le tissu local d’entreprises gagnera en dynamisme et en structuration. Cela est vrai également pour les entreprises innovantes et/ou high tech, qui sont « chouchoutées » dans les incubateurs, comme celui de la Technopole de Sfax, CoStarT.

En effet, une fois l’entreprise créée, on ne doit pas s’en désintéresser parce que le plus difficile commence. « Il faut remédier à cette carence ; car imprégner le jeune créateur d’une culture résiliaire dès le montage du projet est certes bénéfique. Il faut le soutenir pour qu’il puisse voler de ses propres ailes, » souligne Mme Lobna Miladi Mallek.

Le processus d’incubation

Si les autorités consulaires, les organisations professionnelles et universitaires paraissent des interlocuteurs indispensables à l’accompagnement et au suivi des jeunes entrepreneurs qui se lancent dans l’aventure de la création, elles ne doivent pas pour autant être exemptes d’efforts en matière de qualité des formations proposées et de personnalisation dans l’assistance pré et post amorçage.

Dans ce contexte, le processus d’incubation tel qu’il est envisagé au sein du CoStarT, comprend, selon Mme Miladi, plusieurs étapes successives : 

– La 1ère étape : le profil de l’entrepreneur dont la détermination enthousiasmante nécessite un travail collaboratif sur le cadrage des idées, la créativité, la problématique du marché à cibler et les soft skills lui permettant de faire face aux problèmes qui lui sont posés et anticiper les difficultés à venir.

– La 2ème étape: La connaissance du marché: connaître le marché ne représente jamais pour un jeune entrepreneur une fin en soi. Il s’agit plutôt de détecter les points d’appui sur les quels il devrait articuler sa réponse ultérieure.

Comme en photographie, on peut choisir, pour comprendre l’environnement commercial, le grand angle, la focale ordinaire ou le téléobjectif.

Au premier niveau, le jeune entrepreneur s’attache à définir puis à mesurer son marché. Que recouvre-t-il? Quel est son état actuel ? Comment est-il susceptible d’évoluer dans l’avenir ?

Le second niveau est celui des segments ; sachant que la segmentation nourrit directement les décisions de ciblage et de positionnement. Enfin, le jeune entrepreneur ne peut ignorer le fondement individuel des décisions d’achat. Toute décision commerciale repose ainsi sur des hypothèses de réponse du marché global d’un produit ou d’un service.

La 3ème étape : Le Financement : « La spécificité de besoin de financement des entreprises créées au sein de notre incubateur rend nécessaire l’existence d’un système d’aides ou de soutien dans le cadre de la promotion des secteurs d’avenir, affirme Mme Miledi. 

De fait, l’impact des soutiens à l’investissement matériel et immatériel sur la réussite et la performance globale des PME, incite à recommander une stratégie partenariale entre ces entreprises et leur environnement financier, le compte d’exploitation prévisionnel, le compte d’emplois et ressources, les relations entre les ventes, les bénéfices et le cash-flow, le taux de rendement des investissements, TRI, le ratio dettes/ capitaux propres…

« Etre dirigeant d’une petite entreprise qui vient de naître est une activité spécifique caractérisée par des contraintes draconiennes pesant sur toutes les ressources et en premier lieu les ressources financières. Notre incubateur et ses partenaires se déploieront pour l’aider à les surmonter», ajoute-t-elle.

La 4ème étape : Etablir un Business Plan : Le Business Plan est sans doute l’étape la plus importante dans le lancement d’un projet ; un Business Plan moins normatif, plus prospectif et interactif ; sachant que chaque projet de création d’entreprise à la recherche de fonds propres doit être présenté de façon quasi réglementaire. Y seront analysés le projet dans son ensemble, l’équipe interne et externe, le produit et son marché, l’environnement amont et aval, la structure juridique envisagée. A cela s’ajoutent des annexes financières et techniques ponctuées d’une touche d’analyse concurrentielle. 

La 5ème étape : Le prototypage, une fois l’idée de projet s’avère être réalisable sur le plan industriel et commercialisable sur le marché ciblé. 

Des mentors et des coachs au service 

des startuppeurs

Tout au long du processus d’incubation, le créateur d’entreprise sera accompagné par des mentors et des coachs qui lui permettront d’aller de l’avant dans la réalisation de son projet et l’aideront à voler de ses propres ailes.

Dans son étape d’accompagnement collectif, ce processus dure quatre mois. Les participants répartis en équipes de 15 à 20 personnes bénéficieront de cet apport qui se met au rythme de l’entreprise en phase de création.

La seconde étape, l’accompagnement personnalisé, qui aura lieu au sein du CoStarT, sera assurée par un réseau de coachs, d’universitaires et de l’équipe de l’incubateur.

« Nous allons lancer, la semaine prochaine, un Appel à Candidatures pour le recrutement de mentors ; et nous comptons, bien évidemment sur nos partenaires, membres de l’écosystème économique et universitaire de Sfax, qui sont pour la plupart des chefs d’entreprise, indique Mme Miladi.

Ces derniers se sont déjà familiarisés avec les problèmes rencontrés par l’entreprise durant les cinq stades de son itinéraire : l’existence, le maintien, la réussite, l’essor et l’exploitation maximale des ressources.

Un certain nombre de facteurs dont l’importance change à mesure que la société croit et se développe, jouent un rôle déterminant dans la réussite ou l’échec de l’entreprise. 

Au sein du CoStarT, on en identifie huit dont quatre relèvent de l’entreprise à créer et quatre autres dépendent du jeune entrepreneur. Ceux qui relèvent de l’entreprise sont les suivants :

– Ressources financières y compris l’encaisse et la capacité d’emprunt ;

– Ressources en hommes et femmes, c’est-à-dire le nombre d’employés et leurs compétences ;

– Systèmes utilisés, leur degré de perfection en matière d’information, de planification et de contrôle ;

– Ressources commerciales y compris les rapports avec la clientèle, la part de marché, les rapports avec les fournisseurs, les procédés de production et de distribution, la technologie, l’image de marque, et tout ce qui donne à l’entreprise une position enviable par rapport à son activité et au marché.

Quant aux facteurs relevant du créateur d’entreprise, ils se présentent comme suit : 

– Objectifs de l’entrepreneur;

– Sa compétence en matière de management et d’innovation ;

– Sa compétence en matière de délégation de pouvoirs et également en ce qui concerne la supervision des activités exercées par d’autres ;

– Et sa compétence en matière d’anticipation et de proactivité et également sa capacité à adapter les points au les lacunes de l’entreprise à ses objectifs. 

Les chefs d’entreprise qui vont côtoyer les jeunes créateurs de l’incubateur savent pertinemment que l’importance de tous ces facteurs change selon le stade dans le quel se trouve l’entreprise. En procédant à une classification de ces facteurs selon leur importance lors de chaque stade de développement de l’entreprise, on obtient une vision claire des différentes qualités dont doit témoigner le jeune entrepreneur entreprenant. 

Pour revenir à la problématique du Financement, il est utile de savoir, comme l’a bien mentionné Mme Miladi, que la Technopole et  CoStarT ont établi des conventions de partenariat avec deux Banques fortement impliquées dans le financement de la création de start-ups : Attijaribank et la Banque de l’Habitat.

« Avec ce très bon réseau de partenaires de la sphère économique, universitaire et financière de Sfax, notre incubateur est admirablement outillé pour jouer pleinement son rôle : élargir de plus en plus les horizons devant nos jeunes créateurs de strat-ups dans le domaine des TIC et de l’Economie digitale, Conclut M. Fetaf Krichène, Dirigeant de la Technopole de Sfax. 

Ainsi, CoStartT sera à juste titre, un lieu privilégié pour vous y implanter, vous jeunes créateurs qui voudraient faire une entrée fracassante dans ce monde de belles aventures. 

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