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Djelika Yeo, Présidente de la Plate forme des Femmes Entreprenantes et Dynamiques de Côte d’Ivoire

janvier 4th, 2018 | by admin
Djelika Yeo, Présidente de la Plate forme des Femmes Entreprenantes et Dynamiques de Côte d’Ivoire
Economie
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En écoutant Djelika Yeo, Présidente de la Plate forme des Femmes Entreprenantes et Dynamiques de Côte d’Ivoire, j’ai eu l’impression d’être devant une femme militante de première ligne. Cette femme à laquelle je me plais à rendre hommage ainsi qu’à ses confrères et consœurs ivoiriens présents au SIAMAP, s’est dévouée pour rassembler les femmes agricultrices, les motiver, les mobiliser pour se surpasser. Etant animatrice Télé RTI 1, Business 24, Bouquet Canal + et chargée du développement Afrique de l’Ouest Mini-football, elle se distingue par une fibre communicative enchanteuse.

La Revue de l’Entreprise :

Vous présidez la Plateforme des Femmes Entreprenantes et Dynamiques de Côte d’Ivoire. Voulez-vous présenter cette structure à nos lecteurs?

Djelika Yeo :

La PFEDCI regroupe des milliers de femmes opérant ou travaillant dans le domaine agricole en Afrique de l’Ouest. Les unir pour un futur agricole meilleur était ma tâche principale. J’ai apporté à cette tâche un dévouement inimaginable; je continue à le faire par conviction : Sans la terre, nous ne pourrions pas vivre ; sans la terre, nous ne pourrions rien faire, ni avancer.

C’est pourquoi, il faut mettre ces femmes rurales ensemble pour qu’elles puissent s’organiser, échanger, se développer mutuellement. Si nous nous mettons ensemble, nous pourrons évoluer et atteindre les objectifs dont l’amélioration des conditions de vie des femmes rurales et de leurs familles.

J’ai édifié cette Plateforme sur fonds propres. J’ai initié auprès du gouvernement ivoirien une mission sous le signe de: « Femmes parties de rien pour devenir quelqu’un ».

Rien n’est plus précieux que l’effort déployé par les Femmes entreprenantes, toutes ensembles ; la prospérité de toutes les femmes concernées dépend fondamentalement des efforts de chacune. Une solidarité qui n’implique en aucun cas le refus de la compétition et du mérite et qui devrait être soutenue par la volonté politique des Dirigeants ivoiriens.

La Revue de l’Entreprise :

Au SIAMAP 2017, la Côte d’Ivoire est un pays d’honneur. Ceci va-t-il augurer une nouvelle étape dans les relations tuniso-ivoiriennes ?

Djelika Yeo :

La Côte d’Ivoire participe à chaque Edition du SIAMAP. Mais pour cette Edition, la participation ivoirienne revêt une importance bien particulière. Notre Ministre des Ressources animales et halieutiques, M.Kobenan Kouassi Adjoumani, n’a pas hésité à venir nous accompagner.

Ceci traduit la volonté politique des deux pays pour développer les échanges bilatéraux et travailler ensemble pour un but commun: faire de l’univers agricole un espace de prospérité et du monde rural un environnement de bonheur.

Je suis impressionnée par le dynamisme de la femme tunisienne dont la présence active tout au long du Salon et dans la société est très remarquable.

La Revue de l’Entreprise :

Vous avez participé au Forum des Femmes agricultrices africaines qui s’est tenu le 1er novembre, en marge du SIAMAP. Quels étaient les temps forts de ce Forum ?

Djelika Yeo :

J’étais au Forum qu’était un véritable espace de débat et de réflexions sur l’avenir de la femme agricultrice africaine. J’ai félicité Mme Ines Bessaad Nagara d’avoir bien exprimé les soucis, les défis et les ambitions de la femme agricultrice africaine.

Pour qu’il y ait progrès agricole, il faut qu’il y ait progrès du monde rural. Cela veut dire que le monde rural doit progresser sur le triple plan de l’Education, de la Santé et des Techniques de production agricole. Le Forum a eu le mérite d’avoir insisté sur les problèmes dont souffrent la communauté villageoise africaine et plus particulièrement les femmes.

Je pense que la cellule de base du monde rural c’est le village, c’est la communauté villageoise. Cette communauté ne doit pas être abandonnée, marginalisée ou appauvrie. Elle doit constituer une « coopérative » de développement ; c’est l’auto-développement des villages, l’auto-gestion, via l’union et l’échange.

En Afrique, nombreux sont les villages qui sont dépourvus de moyens de transport. Comment l’agricultrice peut-elle acheminer sa production de riz ou d’ananas ou d’autres produits vers les villes ? Comment peut-elle développer son petit projet sans le recours au crédit bancaire ? L’accès à la banque constitue une préoccupation cruciale. Les agricultrices africaines se battent dans leur milieu rural sans moyens.

Pour que leurs exploitations soient viables, il faut que les agricultrices soient formées, qu’elles s’émancipent de l’analphabétisme, se familiarisent avec les notions de commercialisation, d’épargne, d’achat et qu’elles s’organisent. L’union fait la force.

 

 

 

 

2 Comments

  1. CHRIS says:

    Les femmes comme Djelika devrais être encourager et soutenue dans leur engagement pour une Afrique meilleure dans les année à venir…

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