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Caisse des Dépôts et Consignations En première ligne … pour faire du Capital Investissement un moteur du développement

juillet 4th, 2017 | by admin
Caisse des Dépôts et Consignations  En première ligne … pour faire du Capital Investissement  un moteur du développement
Economie
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Boutheina Ben Yaghlane

Directrice générale de la Caisse des Dépôts et Consignations

“Avec la création de la CDC et en collaboration avec les Fonds d’investissement, nous voulons consolider des nouveaux modèles de financement au profit des PME “

 

 

En instituant la caisse des Dépôts et Consignations en 2011, les pouvoirs publics entendaient faire de ce bras financier de l’Etat un nouvel instrument d’investissement spécifique qui réunissait plusieurs éléments.

Reflétant son engagement fort sous une forme qui n’a rien à envier à la Finance contemporaine, cette Institution est un investisseur de long terme ayant pour objectif le financement du Développement durable et inclusif en parfaite harmonie avec les politiques de l’État.

L’évaluation de ses actions à l’appui de la PME via les FCPR durant les six dernières années montre qu’elles étaient concluantes en termes de levier, de maîtrise des coûts, d’emplois créés et de développement régional. Des acquis restent à consolider. Reportage.

 

La nécessité d’apporter un concours en capital aux PME performantes qui constituent l’épine dorsale de l’économie tunisienne est un gage de développement économique équilibré. Source de financement alternative de projets porteurs de croissance et de valeur, ce concours est assuré par le Capital Investissement, le métier de plusieurs Institutions professionnelles partenaires de la CDC.

Avant de nous pencher sur les réalisations des FCPR il est nécessaire d’exposer le mode d’intervention général de la CDC :

« Créée dans une perspective très large et globale, la CDC se veut une locomotive qui appuie le secteur public et privé dans les GREEN ET BROWN FIELDS et mène une action contra cyclique dans le but de booster l’économie et de la rendre plus compétitive ». Afin d’adresser la PME la CDC a opté pour un mode d’intervention indirect (Via l’appui des véhicules qui leurs sont dédiés) nous déclare Boutheina Ben Yaghlane, Directrice Générale de la Caisse des Dépôts et Consignations.

« La CDC a fait du chemin et s’est frayé progressivement une place sur le marché financier en tant qu’investisseur avisé de long terme au service des intérêts économiques et sociaux du pays. Une institution qui investit en fonds propres et quasi propres minoritairement, dans des projets viables tout en respectant les règles du marché et de la concurrence. Ses chiffres sont encourageants et nous espérons poursuivre sur cette lancée et faire de la CDC l’investisseur incontournable des grands projets structurants, qui parviennent à cristalliser le développement des Régions en particulier ; ajoute-t-elle.

 

3 catégories d’investissement Le bilan

La CDC, en application de sa politique d’investissement intervient sur le marché boursier et celui des actions avec des investissements financiers :

– Sur le marché boursier, elle a investi 17,4 MDT dans 11 entreprises cotées :[ Tunis Ré, BNA, Amen Bank, ATL, Attijari BANK, CITYCARS, SOTRAPIL, ARTES, WIB, TUNISIE LEASING et TPR].

– Et 20,9 MDT dans 7 Fonds communs de Placement : [FCP SMART EQUITY 2, FCP Innovation, TFF, FCP BIAT, MAC Horizon 2020, Attijari FCP Dynamique, FCP VAL Institutionnels].

Ses investissements directs ont atteints les 81,6 MDT de participations dans le capital de 18 entreprises opérant dans dix secteurs différents. Ces participations s’adossent sur une logique d’appui à l’initiative publique [Pôle de Compétitivité de Sousse, Technopôle de Sfax, Technopôle de Sidi Thabet, CIT Médenine, Polytech Gabès, SOMAPROC, SICAR Tataouine, SICAR Kebili] ; et à l’initiative privée [WIFAK BANK, MITIGAN, Equipements Hydrauliques, JINENE s.a, Tejra, Agora Gestion, Port Prince, Zitouna Tamkeen, MIG, Tunifert Tunisie ]. D’autres dossiers sont en cours d’étude : ils concernent une ligne énergétique, Taparura, Université Tuniso-allemande et le projet Port Enfidha.

Quant aux investissements indirects, via la ligne mezzanine de la Banque Mondiale, ils s’élèvent à 24 MDT investis et à investir dans 11 projets, appartenant à 6 secteurs, à savoir la Plasturgie, l’Agroalimentaire, l’Informatique et les Technologies de l’Information et de la Communication. Les montants qui ont été déjà débloqués concernant 7 entreprises [PRISMA s.a, OMNIA COM, Excel Plast Tunisie, PC Retail Outlet, PLASTICUM, GABES SAC, et Gourmandise].

Deux autres entreprises ont été récemment approuvées [en l’occurrence TIC et LGR] et deux autres [LAJNEF Maisons Bois et NOVARINO] sont en train de préparer leur documentation juridique.

Dans le même type d’investissement, la CDC, s’est engagée à travers une ligne budgétaire (la ligne est destinée aux 6 SICARS Régionales suivants : Sodis, Sodino, Sodesib, FRDCM, Sidco, Sodec) dans 23 projets couvrant cinq secteurs et générant la création de 751 emplois. 2,190MDT ont déjà été débloqués.

Elle a également investi116,6 MDT, à travers 10 Fonds Communs de Placement à Risque dont la taille des closings réalisés est de 252,6MDT. Ces FCPR sont FDR1(100MDT), CDC Croissance (50MDT), Fonds Theemar (50 MDT), Fonds Max Espoir (35MDT), AFRICAMEN (50 MDT), Fonds Phenicia Fund (15MDT), FCPR Swing (50MDT), Fonds Max (20MDT) et Fonds MAX Espoir 2 (35MDT). 8 autres Fonds sont en cours de finalisation du 1er closing ou en cours d’étude.

Avec une enveloppe de 126,3MDT de participations approuvées dont 86,5 MDT ont été déjà investis, on prévoit une intervention dans 71 projets.

 

Évaluation des FCPR  souscrits par la CDC

A partir d’un corps d’informations recueillies (Reporting envoyés et Réponses aux questionnaires), la CDC a évalué sa politique d’appui à la PME, à travers la souscription aux FCPR après près de 5 ans de sa mise en place: (2012-2017).

Le cadre régional et le contexte économique qui ont sous-tendu l’apport de la CDC en capitaux investis, durant ce quinquennat s’étalaient sur quatre variables déterminantes :

– La stratégie nationale de développement industrielle à l’horizon 2016 : Réalisée par le cabinet Ernst and Young au milieu des années 2000, celle-ci a déterminé les trois locomotives des exportations industrielles tunisiennes à savoir les industries du Textile/Habillement et Cuir et Chaussure , les industries agroalimentaires et les IMEE ; trois secteurs promoteurs aux quels s’ajoutait un quatrième, celui des services à forte valeur ajoutée, à savoir les TIC et le Business Process Outsourcing, BPO.

– Le plan quinquennal 2016- 2020 : Ce Plan préconise de s’orienter vers les secteurs à forte valeur ajoutée et de se concentrer sur les activités les plus prometteuses comme le paiement électronique, les composantes automobiles et aéronautiques, les biotechnologies, les nanotechnologies, le textile intelligent, l’agriculture biologique, les Énergies renouvelables.

–   l’analyse des difficultés que rencontrent les entreprises en Tunisie lors de leur processus de création ou de développement et les causes des défaillances d’entreprise :

De cette Étude se dégagent les informations suivantes :

  • Entre 2005 et 2015, le nombre de projets dont le processus de création a été avorté pour une raison ou une autre:

– Déficit de financement

– Mortalité importante

– Régression du rythme de création d’entreprises

– Réduction du nombre d’emplois crées

Étendue de l’évaluation

Il est à noter que la CDC a voulu accompagner cette évaluation d’un regain d’intérêt pour quatre principales questions :

– La première : Quel a été l’impact de son intervention sur la création des Fonds ?

Au total 33 Fonds ont sollicité sa souscription ; 18 ont été approuvés, 5 ont été refusés, 6 ont été abandonnés après avoir eu une approbation et 4 sont en cours d’étude.

Parmi les 18 Fonds approuvés, 10 sont opérationnels totalisant un portefeuille cible de 425 MDT. Ces Fonds ont pu lever 252,6 MDT soit 59% de ce montant.

– La seconde : Qui sont ses partenaires ?

La CDC s’est entourée de trois groupes de partenaires :

  • Le 1er groupe, formé d’Institutions plus stables dans leurs choix des cibles à investir et dans le rythme d’investissement, comprend quatre Fonds: AFRICINVEST (Fonds de co-localisation en partenariat avec BPI France, ACP (Fonds PHENICIA), UGFS (Fonds THEEMAR (en partenariat avec ICD) et AMEN CAPITAL (Fonds AMEN CAPITAL3 et AFRICAMEN en partenariat avec AMEN BANK).
  • Le 2ème groupe comprend CAPSA Capital Partners, un Fonds Swing, et MAXULA Gestion qui gère deux Fonds: Max-Espoir et MAXULA Croissance Entreprise ; sachant que ces Fonds sont généralistes au sein des quels les souscriptions de la CDC représentent 20%. Ils ont eu le mérite d’avoir accompagné les sociétés qu’ils ont financées en fonds propres et qui opéraient dans des secteurs prometteurs et d’avoir capitalisé de nouvelles expertises.
  • Au 3ème groupe, on retrouve la société CDC Gestion qui dispose de l’une des équipes les plus expérimentées dans son domaine d’activité et qui assure un suivi rigoureux des participations. Elle est la mieux habilitée à consolider les efforts déployés par la CDC en matière de soutien aux PME et aux secteurs qui ne sont pas suffisamment couverts par les autres Fonds, à savoir le FDRI et le Fonds CDC Croissance.

– La 3ème question concerne l’impact de l’intervention des Fonds sur l’investissement :

La CDC a diversifié ses interventions sur le marché du Capital Investissement, en ayant trois types d’engagements :

– Interventions classiques :

Sur un montant levé de 81,6 MDT soit 32% du montant total (252MDT) dont disposent les dix Fonds opérationnels, la CDC a souscrit 15,15 MDT soit 13% de l’ensemble de ses souscriptions.

– Fonds bilatéraux : Le montant s’élève à 100 MDT soit 40% du montant levé. La souscription de la CDC est de 41,5 MDT soit 36% du volume global de ses souscriptions.

– FDR et CDC Croissance : Sur le montant levé par ce type de Fonds, soit 71 MDT, représentant 28% du montant global, la CDC participe avec 60MDT soit 51% du volume global de ses souscriptions.

Et c’est grâce à la présence active de la CDC que 8 Fonds vont entamer également la réalisation de leur 1er Closing :

– Itquan Investment Fund dont la taille cible est de 10 MDT et la souscription prévue de la CDC s’élève à 2MDT.

– Tunisian Franchise Fund qui prévoit de gérer 20 MDT dont 8 MDT constituent la souscription prévue de la CDC.

– ATLAS Seed Funds : Taille cible du Fonds : 10 MDT ; souscription de la CDC serait de 2 MDT

– Tunisian Aquaculture Fund prévoit de gérer 10 MDT dont 2 MDT proviennent de la CDC; cependant, il a réussi à la réaliser son 1er Closing d’un montant de 15,625 MDT dont 3,125 MDT sont souscrits par la CDC.

– AZIMUTS : Un Fonds de 30 MDT dont six MDT seront souscrits par la CDC.

– Net invest Potentiel : un Fonds qui devrait gérer 20 MDT dont 4 MDT souscrits par la CDC.

– Africa Development Fund avec 15 MDT dont 3 MDT provenant de la CDC.

– Fonds d’Infrastructure : Ce Fonds gérerait 300 MDT dont 60 MDT seraient détenus par la CDC.

 

Les principaux constats

L’observation de ces tableaux est pleine d’enseignements à plusieurs titres :

– Une forte additionnalité des capitaux collectés et investis : le coût total des projets investis est de plus de 854 MDT.

– La performance mesurée selon les méthodes qui reposent sur le modèle de marché et le modèle d’équilibre des actifs financiers, diffère d’un Fonds à l’autre, allant de 2,94 à 26.

Notons que les Fonds bilatéraux sont les plus performants, permettant d’attirer 20 dinars pour chaque dinar investi.

– Concernant les Fonds généralistes, leur performance est en moyenne de 6,4. –

L’effet de levier montre la capacité totale à mobiliser des fonds en Equity et en dette pour les PME en participation à la promotion des FCPR il a été de plus de 20X

 

– Le cycle d’investissement n’est pas uniquement porteur de performance financière ; il met en perspective la création et le développement d’entreprises qui ouvrent de réelles possibilités d’embauche et d’insertion sociale,

L’examen des trois types d’intervention de Fonds d’investissement ayant la CDC comme locomotive, montre que 49 projets investis, sur 71 approuvés, d’un montant global investi de 86,5 MDT, ont touché 5940 postes d’emploi.

– On oublie souvent que les retombées de la création d’entreprise ne se comptabilisent pas seulement en terme d’emplois, même induits ; mais aussi de richesses générées autour d’elles ; même s’il s’agit d’un rayon géographique limité. Les Fonds ont permis la création de 19 projets dans les zones de développement régional. Ces projets totalisent 30,4 MDT d’investissements; d’où l’importance du rôle qu’ils jouent dans le développement du tissu économique régional et local.

Parmi les 1860 emplois créés ou à créer dans les zones de développement régional, 684 emplois ont consolidé la politique d’insertion sociale dans les régions. Et parmi les 4080 emplois maintenus grâce à ces Fonds, 1299 emplois se trouvent dans les zones de développement régional.

– 22,1 MDT soit 26% des Fonds ont été alloués à la création de 15 entreprises réparties entre :

  • Les Fonds de type « intervention classique : 9
  • Fonds bilatéraux : 1
  • Fonds de Développement régional : 5

[Une interprétation pessimiste consiste à souligner que les créations provoquent des disparitions par le biais de la concurrence accrue qu’elles infligent aux entreprises déjà en place. On peut souligner à l’inverse qu’il s’agit d’un remplacement naturel – donc bénéfique par le biais de la création- d’unités vieillies ou non compétitives…, Les nouvelles créations peuvent être considérées, si elles reposent sur des idées innovatrices, comme une consolidation du parc d’entreprises ; donc une accumulation de la richesse et un regain de croissance.

]..

– 63 % des Fonds ont été alloués à l’industrie manufacturière et le tiers qui reste est réparti entre l’agriculture, sylviculture et pêche (6%), activité financière et d’assurance (6%), TIC (4%), Hébergement et restauration   , Arts, spectacles et activités créatrices, commerce , Santé humaine   secteur tertiaire.

Dans la part du lion qu’accaparent les industries manufacturières, la chimie occupe la première place avec plus de 10% de montants investis dans l’Agroalimentaire ( 9,84), l’industrie pharmaceutique (5,84), la métallurgie (5,25%), la fabrication d’équipements électriques (4,5%), la plasturgie (3,45%)…

La prépondérance des industries ne doit rien au hasard ; elle s’explique par la prise en compte du côté de la CDC, bras financier de l’État, de la politique de développement socio-économique du pays. Celle-ci accorde une importance bien particulière au développement industriel à travers la maîtrise des filières prioritaires, engendrant des gains de productivité et un surcroît de compétitivité. Ce qui permet à l’ensemble industriel créateur de richesses et d’emplois de se renforcer, créant ainsi les bases nécessaires au développement de produits plus sophistiqués et de secteurs ou branches d’activité à haute valeur ajoutée et à croissance forte de la demande internationale.

– « Avec la création de la CDC et en collaboration avec les Fonds d’investissement, nous voulons consolider de nouveaux modèles de financement des PME affirme Boutheina Ben Yaghlane.

 

La CDC, consciente que l’une des grandes difficultés à surmonter est de fluidifier le processus de sélection des PME à financer (Sourcing), a mis en place une stratégie de promotion de l’activité d’apporteurs d’affaires (notés selon la qualité de l’actif qu’ils sélectionnent) . Ainsi la CDC a mis en place un réseau d’apporteurs d’affaires implanté dans les différentes régions de l’intérieur », souligne la Directrice Générale de la CDC.

« Une convention a été signée en novembre 2015 avec 21 bureaux d’études et experts indépendants qui ont pour mission l’identification des projets et la détection des opportunités d’investissement dans tous les secteurs, l’assistance et l’accompagnement durant toutes les étapes requises notamment le bouclage du schéma de financement et l’élaboration des Études de projets portés par des promoteurs », ajoute-t-elle.

 

 

Des acquis à consolider

La situation des Fonds est globalement équilibrée. Les premiers signes de succès ou de difficultés dans certains cas, commencent à se manifester.

Les rapports certifiés par les commissaires aux comptes sur les comptes des FCPR doivent être accompagnés d’un suivi rigoureux et de proximité, dans le cadre d’un partenariat actif, notamment pour les participations les plus risquées dont notamment celles d’entreprises en restructuration financière ou en phase de création.

Les statistiques les plus récentes révèlent que les premiers signes de succès concernent des opérations de capital développement et des Tickets de plus de 0,75 MDT dans les services et de plus d’un MDT dans l’industrie.

Au vu des résultats, La CDC évalue actuellement l’opportunité de poursuivre son soutien à ses partenaires pour les fonds qu’ils lèvent conformément à sa politique générale d’intervention, à renforcer leurs compétences en concluant des partenariats avec des équipes étrangères, et œuvrant au lancement d’actions de certification.

Elle évalue également la possibilité de la création d’un véhicule qui pourrait assurer le financement du 2ème round pour les projets performants.

 

Pour un surcroît de la performance globale du capital Investissement en Tunisie, elle évalue également l’opportunité de mettre en œuvre un Programme d’un Audit de la Qualité dédié à l’ensemble des sociétés partenaires, et un programme d’Audit spécifique pour agréer les nouvelles équipes.

Le capital investissement affiche encore aujourd’hui un taux de pénétration faible dans notre économie (0,25% du PIB comparé à 1,9% au Royaume-Uni). Plusieurs défis devraient être relevés : Outre les contraintes d’ordre règlementaire et bureaucratique aux quelles est confrontée l’activité de Capital Investissement, celle-ci a besoin de « s’émanciper », en s’étendant vers de nouveaux segments de l’industrie du C.I qu’il faut développer.

Améliorer les moyens de financement de l’innovation est également un enjeu de taille

. D’où la nécessité de développer la politique d’incubateurs pour des start-ups innovantes et de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs capables d’adopter une conception financière et managériale de leurs projets susceptible de maintenir un taux de croissance de ce type de financement à des niveaux élevés. Souvent, ce sont les porteurs de capitaux et de conseil qui sollicitent les PME et non l’inverse ; appréciant tout particulièrement les qualités personnelles, les capacités à communiquer et à négocier dont dispose le chef d’entreprise.

Le capital investissement a aussi besoin, pour se développer, d’une régionalisation de la politique technologique. A ce niveau, un rôle essentiel dans l’animation économique est dévolu aux collectivités territoriales, aux conseils régionaux, au CCI, aux organisations patronales, aux universités, aux Bureaux de Transfert de Technologie. Des partenariats qui sont à la fois conviviaux et hautement professionnels et dont les entraves relèvent moins de la qualité des ressources disponibles que de l’aptitude à les mettre en musique.

« L’innovation, la diversification, le travail en réseau harmonieux, le développement régional, le renforcement du processus de création d’entreprises innovantes…s’inscrivent dans l’ADN de notre Institution conclut Boutheina Ben Yaghlane, Directrice Générale de la CDC.

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