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Quelle stratégie énergétique pour la Tunisie à l’horizon 2030 ?

mars 8th, 2017 | by admin
Quelle stratégie énergétique pour  la Tunisie à l’horizon 2030 ?
Economie
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Adoptée le 22 novembre 2016, la stratégie énergétique de la Tunisie à l’horizon 2030, a été le thème choisi par la CTFCI pour faire l’objet de son premier Déjeuner-Débat pour l’année 2017. Cette rencontre fort intéressante a eu lieu à l’hôtel Africa Mouradi à Tunis, le 19 janvier, en présence de Héla Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables qui a présenté, dans son discours, les principaux axes de cette stratégie. La Conférence a été suivie d’un débat sur des questions relatives au secteur.

En 2017, les Etats-Unis deviendront le premier producteur mondial de pétrole, dépassant l’Arabie saoudite.
Pour le gaz, ce sera encore plus rapide : ils devanceront la Russie dès 2015. Tel a été le pronostic, de l’AIE, présenté à la mi-novembre 2012, dans son rapport annuel, World Energy Outlook. D‘ici une dizaine d’années, ils n’auront plus besoin d’importer du pétrole du Moyen-Orient. Ils deviendront même d’ici à 2030 un exportateur net de pétrole. Cette émancipation énergétique ne va pas de soi. Elle est l’objectif d’une stratégie énergétique bien pensée et bien conduite.
Une telle performance devrait inciter la Tunisie à mettre au point une stratégie énergétique pour faire face aux véritables enjeux qui se posent en termes de préservation, de la sécurité énergétique du pays, de l’exploitation de nouvelles ressources disponibles et la promotion d’un partenariat dans ce domaine.
Ce n’est donc pas étonnant si la Chambre Tuniso-Française de Commerce et d’Industrie, CTFCI, consacre son premier Déjeuner-Débat pour l’année 2017 à la question cruciale : Quelle stratégie énergétique pour la Tunisie à l’horizon 2030?

Tenu à Tunis, le 19 décembre 2017, animé par Héla Cheikhrouhou, ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, en présence de Moncef Harrabi, P-DG de la STEG, Hamdi Harrouche Directeur Général de l’ANME et de nombreux invités et représentants des médias, a permis de répondre à cette interrogation, loin de toute spéculation théorique.
« Ce débat inaugure une série de rencontres que notre Chambre se propose d’organiser en 2017 afin d’approfondir la réflexion sur des questions et des thématiques dont la visée essentielle consiste à détecter les pistes pouvant aider à relancer l’activité économique en général et le partenariat tuniso-français, en particulier, explique Foued Lakhoua, Président de la CTFCI.
“La Tunisie, ajoute-t-il, est confrontée aujourd’hui, à des choix cruciaux qui incitent à définir les stratégies nécessaires lui permettant de satisfaire ses besoins énergétiques futurs, d’une manière pérenne et durable. Ce Dossier, à la fois important et délicat, devrait susciter un grand Débat public, dans notre pays ; car les choix définis et mis en œuvre aujourd’hui auront de grandes répercussions sur le développement énergétique et l’économie du pays pour les prochaines années.

En effet, la Tunisie qui était jusqu’au début des années 2000, un exportateur d’énergie, se trouve, actuellement, face à des choix stratégiques difficiles pour satisfaire ses besoins énergétiques futurs.
Les projections sur la demande d’énergie et les sources d’approvisionnement actuels laissent prévoir que la Tunisie sera confrontée à une pénurie d’énergie primaire vers l’année 2020 ; c’est que le bilan d’énergie primaire fait apparaître, depuis quelques années, un déficit qui ne cesse de se creuser et le taux d’indépendance énergétique varie, aujourd’hui, entre 50 et 60%.
Cette situation critique a poussé la Tunisie à opter pour une politique d’efficacité énergétique, un choix rendu nécessaire pour relever les défis de l’approvisionnement énergétique de l’amélioration de l’indépendance énergétique et la contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

“Cette même situation a été à la base de la mise en œuvre, depuis 2016, du processus de transition énergétique qui s’articule autour d’objectifs ambitieux de développement des Energies Renouvelables et d’efficacité énergétique; affirme-t-il.
Le Plan solaire tunisien dans sa dernière mouture, qui a été approuvé le 13 juillet 2016, s’inscrit dans cette vision de transition énergétique et économique, basée sur une amélioration considérable de l’efficacité énergétique.

De surcroît, ce Plan ambitionne d’encourager l’investissement dans le secteur des Energies Renouvelables qui se prévaut comme un secteur générateur de décentralisation, de création de postes d’emploi et d’intégration industrielle.
Il en est de même de la loi 12-2015 relative à la production d’électricité à partir des énergies renouvelables qui devraient contribuer à la mise en œuvre des objectifs du Plan solaire tunisien.
“Le constat actuel de la situation énergique du pays, où la part des énergies renouvelables dans la production de l’électricité se situe entre 5 et 7% soit 1% du mix énergétique et où la production de l’électricité reste basée essentiellement sur le gaz à 96%, et la poursuite de la décroissance de nos ressources propres en gaz, en important 40% de notre gaz de l’Algérie, a placé la maîtrise de la demande d’énergie au cœur de nos préoccupations, précise Foued Lakhoua.
La stratégie énergétique à l’horizon 2030, adoptée le 22 novembre 2016, se propose de reconstituer nos réserves et de renforcer notre capacité à garantir notre indépendance énergétique en termes de production d’énergies fossiles et d’énergie primaire.
Selon le Président de la Chambre, cet objectif ne sera atteint qu’à travers la révision du rôle de l’Etat, appelé à assumer la mission de régulateur, tout en offrant au moyen de la simplification des procédures, un cadre approprié pour la promotion des investissements dans des activités de prospection.
“Je dois dire également, indique-t-il, que le cadre réglementaire est à mettre en place puisque les grands axes de la stratégie sont déjà définis, le plan solaire tunisien qui est l’un des instruments de cette transition énergétique est approuvé et la loi relative à la production de l’électricité à partir des Energies Renouvelables a vu ses décrets d’application promulgués. Aujourd’hui, il reste à donner un véritable déclic pour que les politiques aient leurs effets positifs en termes de partenariat Public-Privé, d’impulsion du développement dans les régions de l’intérieur, et d’accélération du rythme de création de postes d’emploi“.

One Comment

  1. Merci d’avoir partager ces informations dans votre site,
    est ce que on peut proposer quelques articles
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